Il y a des chiffres qui frappent l’esprit. Dimanche soir, à l’ombre du clocher de Wevelgem, c’est davantage par la manière avec laquelle il avait encaissé une course usante de 250 kilomètres qu’au travers de son seul résultat personnel (48e à 1:20 du vainqueur) qu’Arnaud De Lie souhaitait dresser le bilan de sa journée.

"J’ai franchi ce fameux mur sans trop de problèmes, souriait le coureur de chez Lotto-Soudal (20 ans). Je n’avais encore jamais parcouru une telle distance en course ni même à l’entraînement. Je suis content de ne jamais m’être effondré et d’avoir pu toujours m’adosser à des sensations constantes. J’y vois la preuve que mon organisme réagit plutôt bien à ce type de sollicitation. Je n’ai malheureusement pas réussi à bien me placer au pied de la deuxième ascension du Kemmel, ce qui m’a contraint à mener une longue chasse en compagnie d’un petit groupe derrière le peloton des favoris. Pendant vingt kilomètres, l’écart a toujours tourné autour des 10 secondes, mais nous n’avons jamais réussi à rentrer."

Une forme de frustration dans laquelle le coureur de Lescheret a tiré une motivation supplémentaire sur la route qui ramenait à Wevelgem. "Une des caractéristiques du fermier, c’est que quand il est énervé, il va vite (rires)… Alors, j’ai attaqué à quatre kilomètres de l’arrivée pour me faire plaisir en ayant assuré une grosse part des relais. Je me suis senti bien toute la journée mais n’ai aucun regret de ne pas être au départ du Ronde la semaine prochaine. La Volta Limburg sera peut-être l’occasion de faire un autre bon résultat…"