Ses larmes ont coulé. Toute sa déception a éclaté en un coup. Aussi brutalement que sa chute, quand Arnaud De Lie s’est retrouvé au sol après la montée de la Moskesstraat. Qu’il avait très bien grimpée, dans les premiers du peloton. Sa course était terminée et ses espoirs de médaille envolés. "Physiquement, ça va, je n’ai rien de grave, même si je suis éclaté de partout, rassurait-il au téléphone, en fin de journée. Mais mentalement, cela ne va pas… C’est dur ! C’est la première fois que je tombe comme ça… Je n’avais jamais vu une chute pareille…"

Que s’est-il passé ? "Juste après la montée, mon coéquipier Florian Vermeersch est parti dans un groupe de trois, détaille-t-il. Comme j’étais passé quatrième au sommet, je n’ai pas fait le forcing pour revenir sur Florian. J’ai laissé l’écart. Je suis bien resté sur ma ligne mais un coureur m’est rentré dedans par derrière et je me suis retrouvé au sol. Quand tu tombes parce que tu frottes et que c’est en partie de ta faute, tu peux l’accepter. Mais là…"

Sa déception est d’autant plus grande qu’il avait d’excellentes sensations. "Je ne sais pas si j’avais les jambes pour gagner, mais je sentais que j’allais être bien présent pour la fin de course…"

Avait-il déjà connu une course ayant tant de chutes ? "Je n’ai vu que ma chute, j’ai fait toute la course à l’avant", répondait-il.