Le dimanche 30 juin 2013 restera pour toujours une date exceptionnelle dans la carrière et la vie de Jan Bakelants. Ce jour-là, l’Anversois remportait tout à la fois la deuxième étape du Tour de France, en résistant au retour de l’avant-garde du peloton et il s’emparait également du maillot jaune, qu’il allait porter deux jours encore.

"Qui peut rêver de mieux ?" explique le coureur d’Olen, sollicité par de nombreuses formations puisqu’il est en fin de contrat. Mais peut-être, comme il le confiait récemment à Sporza, la solution Trek (prolongement de son équipe actuelle RadioShack-Leopard) serait la bonne solution. "Quand vous arrivez dans une équipe, il vous faut faire votre place. Vous êtes forcément un peu considéré par les anciens coureurs comme un intrus, ça prend du temps."

Il existe aussi une solution intermédiaire, que Jan Bakelants retourne dans l’équipe Lotto-Belisol, dont il a fait partie en 2010 et 2011. L’équipe belge du WorldTour est en tout cas intéressée à son retour.

Après le Tour de France, le Campinois a profité de sa nouvelle notoriété, mais pas trop.

"J’ai couru trois critériums (NdlR : il s’est imposé à Peer, puis chez lui à Herentals, en battant Philippe Gilbert, puis il a aussi couru à Ninove), dit-il. Entre-temps, j’ai disputé la Clasica San Sebastian. J’espérais y entrer dans le Top 10 , mais ça n’a pas réussi, je me classe 11e."

Après un début de saison difficile, marqué par des blessures, Jan Bakelants veut terminer l’année au mieux. Il a encore de nombreux objectifs.

"J’ai réussi un Tour formidable, qui ne change pas mes qualités mais qui doit me servir de déclic; confirmer est toujours aussi dur, si pas plus, que d’arriver au sommet, dit-il encore. Je vais courir l’Eneco Tour puis les deux classiques canadiennes et en fin de saison, je vise aussi le Tour de Lombardie. Je veux surtout me focaliser sur le Mondial de Florence (NdlR : le 29 septembre). J’espère que je serai sélectionné. Je pense que je peux dire légitimement que j’ai le droit d’y être. Bien sûr, je ne disputerai pas la Vuelta, mais on doit me croire si je dis que je serai prêt le jour-J."

En Toscane, l’Anversois veut aider Gilbert à réussir le doublé car il ne refuse jamais de se mettre au service d’un autre.

"Je ne veux pas me retrouver dans une équipe en disant que je serai le leader", assure encore l’ancien vainqueur du Tour de l’Avenir. "Le jour où je suis bien, je veux être libre ou protégé, mais je peux travailler pour quelqu’un sans problème. Je ne serai jamais un coureur de grand tour, pour un vrai classement, mais dans des courses comme Paris-Nice, je peux faire quelque chose."