Huitième de cette 4e étape, le Gantois regrettait un peu plus sa crevaison de la veille.

Le visage et le maillot tannés de sels minéraux, Tiesj Benoot mis un moment à récupérer derrière la ligne d’arrivée de Fossombrone. Huitième de cette 4 e étape, le coureur de chez Lotto-Soudal avait su intégrer le groupe d’une dizaine d’hommes forts qui s’était dégagé à l’aube de la dernière heure d’une course éreintante.

"Quand les échappés reçoivent rapidement un avantage de près de dix minutes, on sait qu’on va souffrir pour le reste de la journée," soufflait le Gantois. "Et cela n’a pas manqué…"

Comme Yates , Roglic, Alaphilippe, Dumoulin ou Pinot, Benoot ne put réagir à l’attaque de Lutsenko à un peu plus de 35 kilomètres du but. "Le Kazakh était incroyablement costaud," poursuivait l’ancien vainqueur des Strade Bianche. "Lorsqu’il est passé à l’offensive, personne n’a pu réagir. Et réussir à gagner après être tombé deux fois, c’est fort ! Derrière lui, je n’ai pu accompagner le trio Fuglsang, Roglic et Yates qui s’est dégagé dans la dernière montée de I Cappuccini. Qu’est-ce que cette côte était difficile (NdlR : 2,8km à 12 % avec un passage à 19 %). C’est plus exigeant que le Mur de Huy puisque deux fois plus long et aussi raide. Je suis le premier coureur de classique à franchir la ligne et le seul gars de plus de 70 kilos, je pense, dans le Top 10 (rires). Cela confirme que ma condition est excellente mais me fait un peu plus regretter ma crevaison de vendredi. J’y ai lâché une trentaine de secondes qui pèsent lourd au général. J’avais fini quatrième l’année dernière de Tirreno et ai le sentiment d’être aussi fort cette semaine. C’est donc dommage de ne pas pouvoir le matérialiser par un bon classement. Je tenterai à nouveau ma chance dimanche pour tenter d’aller chercher une victoire d’étape dans une journée qui s’annonce terrible."