Tom est redevenu Tornado , avec une victoire au sprint devant Van Avermaet

SOIGNIES Si le moral de Tom Boonen était en juin aussi noir que les nuages de Tubize, hier matin, qui ont déversé une pluie incessante pour le lancement du Tour de Wallonie, le mental de Tornado Tom était aussi radieux que le soleil généreux qui attendait les coureurs à l'arrivée, à Soignies.

Le banni du Tour de France, suite à son contrôle positif à la cocaïne deux jours avant le départ du Tour de Belgique, a effectivement retrouvé le sourire et surtout sa bonne humeur. Avec une victoire acquise facilement au sprint, juste devant cet incontournable Greg Van Avermaet et Tomas Vaitkus. "J'avais repéré que cette première étape était la plus accessible ", explique-t-il. "C'est celle-là que je devais aller chercher. Pour le moral, pour le stress, cela fait du bien. Elle n'a pas été trop compliquée, avec une petite échappée (le Français Anthony Ravard, longtemps parti en solitaire), qu'on a pu contrôler facilement. Ensuite, les gars m'ont bien emmené au sprint. "

Désormais porteur du maillot jaune de leader, Tom Boonen ne pense qu'au moment présent. D'ailleurs, il ne s'est pas privé de jouir du soutien du public, que ce soit sur le podium trempé du départ, où il a été le champion à l'applaudimètre, ou sur celui de l'arrivée. "Le classement final, on verra plus tard ", précise-t-il. "La Citadelle de Namur, dimanche, ne me fait pas peur, mais les dernières étapes s'annoncent dures. Dans le passé, j'ai brillé sur des courses ardennaises (il avait terminé 2e de Liège-Bastogne-Liège espoirs en 2001) contre des coureurs comme Popovych ou Vansummeren. Mais une fois que tu passes pro, tu dois te concentrer sur le domaine dans lequel tu es le plus fort. Pour moi, c'était les classiques. On jouera peut-être la carte Bettini. Le principal, pour moi, c'est cette victoire d'étape. Malgré les événements que l'on sait, je suis bien dans ma tête. J'ai passé beaucoup de temps pendant le Tour, que je n'ai finalement pas trop regardé, auprès de mes proches. Ainsi qu'à Monaco, où j'ai bien travaillé pour la suite de la saison ." Qui passera par cinq des huit étapes de l'Eneco Tour avant de partir au Tour d'Espagne, pour préparer le Championnat du monde, qu'il veut à nouveau remporter, comme en 2005. Cette année-là, il avait dû abandonner le Tour de France en cours de route. "J'espère donc que je serai aussi frais pour le Mondial que je l'avais été il y a trois ans" , termine-t-il, le regard pétillant d'envie.



© La Dernière Heure 2008