L’Anversois s’est partiellement rassuré sur son état de forme, mais s’interroge sur sa capacité à enchaîner les efforts.

Pour les coureurs de l’équipe Etixx-Quick Step, la mélodie est devenue presqu’aussi coutumière que le claquement d’un dérailleur. Jeudi, dans un hôtel que les troupes de Wilfried Peeters n’ont rejoint qu’en fin de soirée, on a une nouvelle fois fait sauter quelques bouchons de champagne pour célébrer la victoire de Daniel Martin sur la difficile 2e étape du Tour de Valence, au sommet de l’Alto de Fredes (17 km à 4,5 % de moyenne). Le cinquième succès de la saison, déjà, pour les coureurs de Patrick Lefevere.

Cent vingt-deuxième à 11:19 de son équipier, Tom Boonen a traversé sans encombre une journée précieuse dans la construction de sa condition. En choisissant l’épreuve espagnole pour son retour à la compétition, l’Anversois n’a pas opté pour la facilité. Le profil des étapes est ici plutôt escarpé (quatre cols au menu de la journée de samedi) et ne colle pas vraiment aux qualités du quadruple vainqueur de Paris-Roubaix. Qu’importe, le Campinois n’est pas venu chercher un résultat dans le sud de la péninsule ibérique mais plutôt des réponses à ses dernières interrogations. A-t-il définitivement récupéré des conséquences de sa chute sur le Tour d’Abou Dhabi en octobre dernier ?

"Sur le contre-la-montre inaugural de 16,3 km, sur lequel je n’ai pas pris de risque (NdlR : 61e) et qui ne me convenait pas vraiment, j’ai constaté que j’étais capable de rouler fort", a expliqué Boonen dans la presse flamande. "Ma principale question tient à ma capacité à enchaîner plusieurs jours de compétitions, cinq dans le cas qui nous occupe actuellement. Jusqu’ici, à l’entraînement, j’ai souffert de sifflements dans les oreilles dès que j’enchaînais trois jours de sorties intenses. Une fatigue accompagnait d’ailleurs ce phénomène. Cette course par étapes va permettre d’évaluer un peu plus finement la chose."

Aujourd’hui, sur la route d’Alzira, Tom Boonen se mettra donc à la planche pour préparer le sprint de Gianni Meersman. Et y voir plus clair…