Boonen veut la même préparation qui lui avait permis d'être champion du monde à Madrid

ROERMOND "Je ne veux me focaliser que sur un seul but et cet objectif, c'est le mondial de Varèse , a réexpliqué hier, Tom Boonen. Et si cela ne marche pas, il y aura encore Paris-Tours." Le Campinois a reconnu le tracé du mondial en mars dernier, à l'avant-veille de Milan-Sanremo. Depuis, il en est persuadé, il peut s'imposer en Italie, fin septembre. "Ce tracé est moins dur que beaucoup ne disent , dit-il. Et, croyez-moi, je ne serai pas loin..." Il faut dès lors compter l'Anversois au nombre des prétendants de la course arc-en-ciel. Mercredi soir, tout comme Gilbert, Boonen a rencontré Bomans, le sélectionneur national, lequel a conforté les deux hommes : ils seront nos chefs de file à Varèse. "Je n'ai pas d'exigence spéciale , a dit Boonen, l'important est que je poursuive ma préparation comme elle est engagée depuis le Tour d'Autriche et que je sorte de la Vuelta sans être malade."

Comme en 2005, quand il avait gagné le mondial à Madrid, le double lauréat du Tour des Flandres et de Paris-Roubaix, il veut terminer le Tour d'Espagne. "J'irai à Madrid, sauf si je sens que cela me coûte trop d'énergie" , poursuit Boonen, qui, en deux participations (2005 et l'an dernier), n'a jamais gagné d'étape à la Vuelta.

Privé de Tour, Tom Boonen a bien réagi. L'Anversois a retrouvé son envie de courir et de gagner, on l'a vu hier encore. "Ça m'a parfois fait mal de regarder le Tour à la télé, notamment les étapes plates, je m'énervais en voyant les sprints, leur préparation, je voyais directement ce qui ne marchait pas (NdlR : il parle de son équipe et de Gert Steegmans qui dut attendre les Champs Elysées avant de triompher). Je savais aussi combien c'est frustrant et dur dans ces moments-là, les questions que l'on se pose, celles que l'on vous pose..."



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