Encore la cocaïne, comme en 2008; il risque en théorie 3 mois à 5 ans de prison, en théorie...

MOL Trois mois à cinq ans de prison et une amende de 1.000 à 100.000 €, voilà ce que risque Tom Boonen s'il a été pris en possession d'un produit comme la cocaïne. Ce qui n'est absolument pas démontré.

Après son contrôle positif à ce produit le 24 ou le 25 avril dernier (même son avocat n'est pas sûr de la date), le parquet de Turnhout a procédé vendredi à une perquisition au domicile de Boonen qui a également déjà été entendu une première fois. Les résultats de cette perquisition n'ont pas été communiqués.

En attendant, comme le souligne Me Deleu, les conséquences peuvent être problématiques pour l'Anversois. "Il s'agit d'une récidive et, si la chambre du conseil de Turnhout n'avait pas renvoyé, l'an dernier, Boonen devant le tribunal correctionnel, estimant que son interdiction de départ au Tour de France était suffisante, la récidive pourrait cette fois coûter cher à Tom Boonen dans la mesure où une période de sursis de 3 ans lui avait été malgré tout signifiée. Le risque est grand en effet de voir la procédure aller jusqu'au bout et de voir le sursis tomber."

D'un point de vue sportif, comme il s'agit d'un contrôle hors compétition, Boonen ne devrait pas être suspendu. "La cocaïne, hors compétition, n'est pas interdite, dit-on à l'UCI. D'ailleurs, quand l'UCI pratique un contrôle hors course, elle ne signale pas la présence éventuelle de cocaïne." Cela peut sembler étonnant, mais c'est pourtant comme ça : la Justice sanctionne, pas les plus hautes instances cyclistes.

Si son sursis tombe , ce qui semble inévitable à cause de la récidive, le coureur évitera sans aucun doute la prison mais pourrait être sanctionné d'un nombre d'heures de travail d'intérêt général, chose qu'il fait déjà depuis des années, en participant à des œuvres caritatives, en visitant régulièrement des hôpitaux (Pellenberg notamment, près de Louvain) où des enfants souffrent tous les jours.

C'est surtout sportivement que Boonen doit s'attendre à des conséquences. À commencer par une (nouvelle) non-participation au Tour de France. La récidive, on n'aime pas chez ASO. Il faut voir aussi si Quick Step lui conservera sa confiance, ce que toute la Flandre espère déjà. Ce n'est pas le moment de le laisser tomber, mais il a quand même pas mal fait pâlir son image et celle de son sponsor...



© La Dernière Heure 2009