Tom Boonen, Sportif de l’Année , savoure une dernière fois la saison passée

BRUXELLES Il lui reste encore à remporter, dans les prochains jours, le Vélo DH, trophée de notre journal où il lui faudra toutefois convaincre à la fois nos lecteurs et le jury de nos anciens champions qu’il fut bien le meilleur routier belge de la défunte saison, mais en décrochant, dimanche soir, pour la troisième fois le titre de Sportif belge de l’Année , Tom Boonen a poursuivi sa collecte de récompenses et quasi ponctué une année 2012 très grand cru.

Déjà lauréat du Flandrien et du Vélo de Cristal, deux prix purement cyclistes, le Campinois a triomphé cette fois face à la crème du sport belge, toutes disciplines confondues.

“Ce prix, j’en suis très fier”, affirmait-il depuis Majorque où il avait préféré demeurer en stage avec ses partenaires d’Omega Pharma-Quick Step. “C’est le couronnement d’une super-saison, mais je refuse qu’on dise que c’est un succès logique car j’aurais aussi pu être devancé par Philippe Gilbert ou Hans Van Alphen. Phil est, ne l’oublions pas, quand même devenu champion du monde, ce qui n’est pas rien et Hans est sans aucun doute un des athlètes les plus sous estimés du pays, alors qu’il excelle dans une des disciplines les plus méconnues.”

Après cette année du renouveau, le champion de Belgique se fait un peu tirer l’oreille avant de se prêter au jeu des comparaisons.

“Difficile de dire si je serai encore à l’avenir Sportif de l’Année ou pas”, disait-il. “Cela dépend des résultats, lesquels s’acquièrent après une bonne préparation. Si vous avez de bons résultats, les trophées viennent naturellement en fin de saison. Quant aux saisons, c’est impossible de les comparer entre elles. Devenir champion du monde, comme en 2005, ce n’était pas évident, ça ne m’arrivera sans doute qu’une fois sur ma carrière...” Avant de lâcher malgré tout : “Mais cette dernière saison était peut-être la meilleure, la plus régulière de toutes. Mon échappée solitaire à Paris-Roubaix (NdlR : plus de 50 kilomètres en solo) fut mon plus bel exploit. J’étais seul dans mon cocon, ce fut une heure et demie de pure concentration, d’un effort total. Je ne voyais que la route devant moi, sans faire attention au public et à tout ce qu’il y avait autour de moi.”

Et même s’il a gagné plusieurs classiques ou retrouvé le maillot tricolore, c’est au premier Mondial de chrono par équipes qu’il a remporté avec ses partenaires d’Omega Pharma-Quick Step, à Valkenburg, que Tornado Tom songe encore.

“Ce Championnat du Monde de contre-la-montre par équipes restera toujours pour moi l’un des plus beaux succès de ma carrière”, affirme-t-il. “Cette saison, tout ce qui avait été espéré a été gagné, ou presque. Je ne peux donc pas me plaindre, que du contraire. Il n’y a que les Jeux Olympiques qui ont mal tourné. Sans doute aurais-je dû y appliquer une autre tactique. J’aurais bien aimé sprinter pour une médaille.”



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