L’identité des spécialistes qui représenteront la Belgique lors de l’épreuve du contre-la-montre des Jeux Olympiques devient un véritable feuilleton. Si Remco Evenepoel est d’ores et déjà assuré de son billet pour Tokyo après avoir remporté le titre de champion d’Europe du chrono en août dernier, Victor Campenaerts et Wout Van Aert vont se disputer le second. Un choix de luxe pour le sélectionneur national Rik Verbrugghe qui a prévu de rencontrer le recordman de l’heure ce mercredi après avoir discuté de la perspective des JO avec le triple champion du monde de cyclo-cross actuellement en revalidation à la suite de sa lourde chute sur le dernier Tour de France.

Après deux saisons passées au sein de la formation Lotto-Soudal, Campenaerts a décidé de rejoindre les rangs de la formation NTT en 2020, le nouveau nom de la structure Dimension Data dont la maison mère japonaise a pris le relais dans le naming. Inutile de dire que le rendez-vous de Tokyo revêt une importance toute symbolique pour ce partenaire. Le compagnon de la nageuse Fanny Lecluyse a d’ailleurs profité d’un voyage au pays du soleil la semaine dernière et d’un premier rassemblement collectif avec sa nouvelle équipe pour aller reconnaître le tracé des épreuves sur route des prochains JO. 

"Le parcours du chrono convient particulièrement aux Belges, que ce soit Remco, Wout ou moi, a commenté Campenaerts dimanche, en marge du nouveau record qu’il a établi sur la piste du Kuipke de Gand sur 5 kilomètres. Avec une préparation adéquate, je suis convaincu que la Belgique pourra y ambitionner une médaille. Pour ce qui est de la course en ligne, la dernière est vraiment extrêmement difficile. Je suis content de l’avoir repérée en voiture (rires)."

Après avoir préparé son record de l’heure en Namibie au printemps dernier, Victor Campenaerts remettra le cap sur ce pays en janvier prochain pour un stage en altitude de six semaines.