Le Suisse a reconduit son titre en contre-la-montre

STUTTGART Entre deux conférences de presse concernant les affaires de dopage, on a quand même pu, hier, assister à une course de vélo. Une belle course même où l'homme qui règne sur la discipline du contre-la-montre, Fabian Cancellara, est parvenu à confirmer le titre obtenu l'an dernier à Salzbourg.

Notre compatriote Dominique Cornu, sacré en 2006 chez les Espoirs, a pris une honorable 11e place. Mais toute l'attention se portait fort logiquement sur le double champion du monde, car, comme chacun sait, il est toujours plus aisé d'arriver au sommet que de s'y maintenir. "C'est tout à fait vrai, enchaînait Cancellara en entendant cette remarque. Et je l'ai très bien senti tout au long de la préparation de ce championnat du monde. Imperceptiblement, la pression est montée dans les semaines précédant la course. Au fond, je ne pouvais faire qu'aussi bien, ou moins bien, que l'an passé. Pas mieux, dans tous les cas. Le défi était donc de taille, mais j'avais dit et répété à mon entourage que je me sentais à la hauteur d'un tel challenge."

Parti le dernier, le Suisse avait l'avantage de connaître tous les temps intermédiaires de ses principaux adversaires. "Mais il y avait une donnée qui me rendait quelque peu nerveux : la pluie ! poursuivait Cancellara. J'étais tombé sur les routes mouillée du contre-la-montre d'Albi, lors du dernier Tour de France, et l'image de la chute me poursuivait depuis. Ici, il n'était pas question que je chute. C'est pourquoi je suis parti le plus vite possible, afin d'être renseigné sur les chronos de mes rivaux avant d'aborder la descente. Quand j'ai entendu que je les précédais, j'ai su que je ne devrais pas prendre tous les risques dans la descente."

Le reste n'était qu'une formalité, car Spartacus , fidèle à sa réputation, ne faiblit jamais.



© La Dernière Heure 2007