Fabian Cancellara a visité le Musée du Tour des Flandres, où est désormais installé ... son fan-club

AUDENARDE Sur la grand-place d’Audenarde, au cœur des Flandres, les drapeaux jaunes flanqués d’un lion noir flottent fièrement. Mais, hier matin, un drapeau suisse leur faisait de l’ombre. Pour l’officialisation du nouveau local du fan-club de Fabian Cancellara, installé dans la brasserie Le Flandrien , celle du Musée du Tour des Flandres, Spartacus en personne est venu à la rencontre de ses nombreux supporters.

En civil, dans une tenue à la fois élégante et décontractée, Fabian Cancellara a pris le temps de passer du temps avec ses fans, de humer l’ambiance chargée d’histoire du Musée du Ronde , tout en répondant aux questions de la presse.

Fabian, cela doit être particulier, pour vous, qui êtes suisse, d’être honoré de la sorte ici en Belgique, dans le Musée du Tour des Flandres…

“Oui, et c’est une fierté. J’ai dû me lever très tôt pour venir, à 5h30 (même si, quand vous avez des enfants en bas âge, vous êtes habitué à vous lever tôt !), mais je tenais à venir. Cela n’a pas été simple de trouver une date disponible, car mon programme est déjà chargé en vue de 2013. Mais je tenais à être présent, pour mon fan-club, ici, en Belgique, là où bat le cœur du cyclisme. Et je dois bien dire que j’ai été surpris par le monde présent ! Je me demandais si les gens allaient venir. En Suisse, il y aurait eu du public, mais pas autant qu’ici. Je suis très touché, surtout que je ne suis pas belge. En plus, le local de mon fan-club se trouve au Centre du Tour des Flandres (NdlR: situé à 300 m de l’arrivée du nouveau parcours du Ronde), qui contient tant de souvenirs des grandes pages d’histoire de notre sport, c’est très fort...”

Ce soutien du public vous motive ?

“Oui, sentir ce respect pour moi, c’est une motivation en plus. Sur le vélo, je donne toujours le meilleur de moi-même, ce qui me permet de rendre un peu aux supporters. Dans les courses, je les vois, mais je suis concentré, je ne peux pas leur faire signe ou crier hello. Cette journée est l’occasion de les remercier. Je suis quelqu’un de simple. Le vélo, c’est ma passion, mais c’est aussi mon boulot. Et à la fin de la journée, j’ai une autre vie, celle de ma famille, celle d’un père, d’un mari, et c’est très important pour moi. La famille, c’est la base d’un sportif, qui, pour réussir, doit maintenir une sorte de pyramide. Avec lui-même mais aussi avec des tas d’autres éléments. Et les supporters en font partie. Sans une des pierres, tout peut s’écrouler, et je n’y tiens vraiment pas.”

Vous avez 31 ans, vous savez déjà à quel âge vous comptez arrêter ?

“Non, pas encore. Tant que la passion, que la volonté, la santé et le mental sont là, je continuerai. J’aime mon sport. J’adore par exemple construire une condition. Au début du travail, après une sortie de deux heures, tu rentres en te disant, ‘ouah! c’était vraiment une dure, celle-là’. Alors qu’après, avec l’entraînement, ces sorties sont faciles et tu peux monter en puissance. Là, d’ailleurs, je suis d’ailleurs très motivé par la prochaine saison, ma tête est déjà en 2013.”



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