Le coureur suisse a reconduit son titre et exprime son ras-le-bol face au dopage


BRUXELLES Heureux de son deuxième titre mondial dans le contre-la-montre, le Suisse Fabian Cancellara a affiché aussi sa lassitude jeudi à Stuttgart que le dopage occupe sans cesse l'actualité de son sport.

Le Bernois, qui a dit avoir eu besoin de faire une pause après le Tour de France, s'est déclaré "content que la saison arrive à son terme". "Je vais commencer à penser à la prochaine", a-t-il ajouté en souriant.

Q: Avez-vous craint la chute dans les descentes qui étaient glissantes ?

R: "J'ai repensé le matin au Tour de France, au contre-la-montre d'Albi quand j'étais tombé sous la pluie. Je voulais prendre un départ rapide pour me rendre compte des temps. C'est l'avantage d'avoir le dossard numéro un, on est au courant de tout ce qu'ont fait les autres. J'ai été informé par Kim Andersen (directeur sportif, ndlr). C'est vrai, j'avais dans un coin de la tête cette idée d'éviter la chute. C'est la seule chose qui m'a rendu nerveux."

Q: Le dopage est de nouveau au centre de l'actualité. Comment le vivez-vous ?

R: "Je m'attendais à une question sur le dopage. On en parle tous les jours. On en a marre de cette m... ! Ca me tord l'estomac. J'ai passé 35 contrôles (cette année). C'est un nombre largement suffisant. L'an dernier, à cause des écarts creusés sur les autres, on avait dit que ce n'était pas possible. On a redit la même chose sur le Tour de France. Moi, je fais mon métier à 100 %, j'appartiens à la meilleure équipe du monde et elle a une politique antidopage très développée. Ce qui se passe avec l'UCI, l'AMA, c'est un gros problème. On parle de guerre, on ne parle pas de vélo. A la télévision, dans les journaux, c'est le dopage, les problèmes Bettini, Valverde, Di Luca, les organisateurs de Stuttgart. Aujourd'hui, il est temps de regarder la beauté du sport, du cyclisme. Nous devons regarder vers l'avenir. Pensez aux jeunes qui regardent tout ça !"

Q: Avez-vous été avantagé par les conditions météo qui se sont améliorées dans l'après-midi ?

R: "C'est sûr mais ceux qui sont partis dans la première vague n'étaient pas vraiment les favoris. Je ne crois pas que cela ait influencé le résultat. Bien sûr, il aurait mieux valu que les conditions soient égales pour tout le monde. Mais, bon, on n'y peut rien. Moi aussi, cela m'est déjà arrivé de partir avec de mauvaises conditions météo."