Cela va être le grand débat de la saison prochaine. Quel sera le meilleur programme pour préparer les Jeux Olympiques et son épreuve sur route, qui n’aura lieu que six jours après la fin du Tour de France ? Richard Carapaz, le vainqueur du Tour d’Italie 2019 qui vient de terminer deuxième de la Vuelta 2020, a déjà affirmé que l’épreuve olympique aura sa priorité la saison prochaine. "Je veux être à 100 % pour les JO", a-t-il commenté à El Universo. "Car aux Jeux Olympiques, tu ne représentes pas seulement une équipe ou une personne, tu représentes tout un pays. C’est vraiment particulier. C’est donc un très grand objectif pour moi."

Surtout qu’on sait que la course à la médaille d’or s’effectuera sur un tracé pour grimpeurs, avec le Mont Fuji, la célèbre montagne qui borde Tokyo. L’Équatorien a ajouté qu’il fera son choix de Grand Tour après avoir vu le parcours du Giro et de la Vuelta, qui ne sont pas encore sortis, au contraire de celui du Tour de France. Celui qui s’est battu jusqu’au bout face à Primoz Roglic sur la récente Vuelta a également fait part de sa satisfaction par rapport à sa première saison chez Ineos-Grenadiers.

"Je n’ai pas eu l’impression d’y être un nouveau cette année, je m’y sentais déjà comme un vétéran", ajoute celui qui avait quitté Movistar l’hiver dernier. "Je m’y sens bien. C’est un groupe soudé." Il l’avait montré de la plus belle des manières en laissant la victoire à son coéquipier Michal Kwiatkowski, avec qui il était échappé sur la dix-huitième étape du Tour de France. "Et sportivement, cela s’est bien passé pour moi aussi. Au Tour d’Espagne, je n’ai été devancé que par le meilleur coureur du monde. Avec peu d’écart. Cela montre que je peux continuer à rêver de grandes victoires."

Il ne compte qu’un succès cette année : une étape du Tour de Pologne, sur lequel il pensait préparer le Tour d’Italie avant d’être appelé à remplacer Geraint Thomas sur la Grande Boucle