Le Hennuyer est bien de retour : il s’est classé deuxième de Bruxelles-Opwijk.

Sébastien Grignard est un jeune coureur ambitieux. Qui, en troisième année chez les espoirs, ne veut pas se contenter de podiums. Il était donc déçu, dimanche, après avoir terminé deuxième de Bruxelles-Opwijk. Mais cette place d’honneur d’entrée de jeu lui donne aussi le sourire : elle confirme que l’ancien double champion de Belgique des juniors (route et chrono) est bien de retour. Diminué par une mononucléose pour son arrivée chez les espoirs, le Montois n’a commencé à retrouver des sensations qu’à la mi-saison, l’an dernier. Mais, cette fois, il est bien relancé.

"J’étais effectivement déçu dimanche, car je voulais m’imposer", poursuit le coureur de Lotto-Soudal U23, qui avait dû se démener en début de course pour revenir après avoir dû changer de vélo. "J’ai beaucoup attaqué, je n’ai pas compté mes efforts. C’est ce qui m’a permis d’être dans le bon coup. Mais c’est aussi, sans doute, ce qui m’a privé de la victoire. Car, dans le final, quand je suis sorti seul du bon coup, j’ai été repris par le futur vainqueur. Et j’ai senti que j’étais au bord des crampes."

Il a donc dû laisser filer le Néerlandais Lars Loohuis à l’approche de l’arrivée. "Je n’étais pas moins fort que lui, mais j’avais fait trop d’efforts avant", ajoute encore l’ancien médaillé de bronze du championnat d’Europe du chrono. "Et, quand j’étais seul, cela avait été compliqué de bien gérer mon effort, comme je n’avais pas mon Garmin, qui était sur mon premier vélo. Mais cette entrée en matière donne confiance pour la suite. Cela montre que le travail hivernal a été bon. Je vise une belle saison."

Il est le premier leader de notre classement de régularité, qu’il avait remporté en 2015 chez les cadets et en 2017 chez les juniors. Il va enchaîner avec Rucphen, ce week-end, et ensuite Paris-Troyes, deux épreuves UCI 1.2.