DH Challenge Ekoï L’ancien pro Robin Stenuit est en tête de notre classement de régularité.

Robin Stenuit connaît bien notre classement de régularité. Il avait remporté la première édition, en 2015, devant Loïc Vliegen (qui avait disputé une demi-saison avant de passer pro) et le regretté Jimmy Duquennoy. Au terme d’une solide saison, qui lui avait permis de remonter chez les pros, chez Wanty-Groupe Gobert, en 2016.

Depuis, le rapide coureur brabançon n’est plus pro. Et il n’a plus l’ambition d’obtenir ce statut. Mais il continue à faire du vélo. Pour le plaisir. Avec toujours un bon niveau. La preuve, il est en tête du DH Challenge Ekoï ! "Cela me fait plaisir d’être en tête, cela montre que je suis régulier sur le vélo, même si le cyclisme n’est plus ma priorité", commente celui qui avait battu, en 2015, Oliver Naesen à la Coupe Sels. "J’entre en ligne de compte pour votre classement de régularité. Mais je n’ai qu’un seul souhait : que cela motive les jeunes coureurs à venir dépasser le vieux !"

Un "vieux" de 28 ans. "Bon, je ne suis pas encore à la retraite, mais cela me fait toujours plaisir quand je vois des jeunes coureurs wallons percer ou bien marcher", explique-t-il encore. "Ce sont les coureurs wallons de demain. Ils doivent venir me chercher !"

Même si Robin Stenuit ne freinera pas sur les lignes d’arrivée. "Je bosse à trois quarts temps comme vendeur au rayon cycles de Décathlon de Wavre", explique-t-il. "Je ne fais donc que dix heures de vélo par semaine. C’est vrai que j’ai bien marché jusqu’à présent par rapport à mon entraînement. Mais je pense que je dois mes résultats principalement à mon expérience dans les courses."

Cette année, il a notamment remporté une classique dans la catégorie, Gand-Staden. Et il a cumulé les places d’honneur sur des épreuves élites nationales, en France, avec son club de Saint-Quentin. "Ce dimanche, je serai sur le Grand Prix Claudy Criquielion, mais je risque d’être un peu juste par rapport à la distance de 200 kilomètres", prévient-il.