Championnat du monde espoir: il y avait une côte de trop pour Alec Segaert

Le jeune Belge n’a pu suivre le futur champion, le Kazakh Yevgeniy Fedorov.

Championnat du monde espoir: il y avait une côte de trop pour Alec Segaert
©BELGA

Eddy Merckx attendra un an de plus. Pour douze mois au moins, le Bruxellois reste le dernier Belge champion du monde de la catégorie. Celle-ci réunissait alors les “amateurs” (devenus les espoirs en 1995) quand Merckx, qui avait alors 19 ans, s’était imposé à Sallanches il y a 58 ans face à des adversaires dont certains étaient des pros déguisés, venus des pays de l’ex-bloc de l’Est. Ce vendredi, le premier de nos compatriotes, Jenno Berckmoes (Sport Vlaanderen) s’est classé 10e d’une épreuve dominée par de vrais pros de moins de 23 ans. Le nouveau champion, le Kazakh Yevgeniy Fedorov, qui sort de la Vuelta, est chez Astana depuis deux ans.

Il a devancé aisément au sprint le Tchèque Mathias Vacek (Gazprom puis Trek-Segafredo) avec lequel il était resté seul dans les derniers kilomètres. Sören Wærenskjold, champion du chrono lundi et qui roule chez Uno-X, s’est emparé du bronze au sprint du petit groupe arrivé sur leurs talons. La course a été marquée par la longue échappée (sur 150 km) de six hommes dont Fabio Van den Bossche. Une fois ceux-ci repris, quatre hommes s’échappèrent, Alec Segaert, le Français Le Berre, Vacek et Fedorov. Pendant plus d’un tour, ils jouèrent au yoyo avec leurs poursuivants. Le Berre, déjà présent dans l’échappée, lâcha au Mount Ousley, puis Segaert au Mount Pleasant.

"Dommage, les deux ont été au bout, mais j'étais totalement cuit", dira le médaillé d'argent du chrono. "J'ai dû me battre pour arriver en haut. Déjà, à la mi-course, j'avais senti que je peinais dans la côte. Je voulais surtout placer idéalement mes équipiers."

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