"Si je ne pensais pas pouvoir revenir à 100% après la blessure de 2019 (plusieurs fractures lors d'une chute sur le Dauphiné), je ne me serais jamais remis en jeu dans un projet de long terme", assure le quadruple vainqueur du Tour de France, âgé de 35 ans, qui rejoindra la saison prochaine l'équipe Israël Start-Up Nation.

Froome assure "comprendre à 100%" la décision de son équipe actuelle, Ineos, de ne pas le retenir pour disputer la Grande boucle cette année. "Je suis le premier à reconnaître que je n'étais pas encore au niveau où j'aurais dû être", ajoute celui qui prépare désormais le Tour d'Espagne, où il sera le leader de l'équipe.

Sur Tirreno-Adriatico, en revanche, course de 8 étapes disputée jusqu'au 14 septembre, "la priorité sera de travailler pour Geraint Thomas (son équipier d'Ineos, également écarté du Tour de France), qui peut avoir une chance de gagner".

Loin de penser au moment des adieux avec Ineos, il se dit "encore très concentré pour essayer de donner le meilleur dans cette saison étrange après la pause liée au coronavirus".

"Et si j'y parviens, cela me donnera de l'élan pour bien débuter l'année prochaine. Ce sera à coup sûr un défi très différent, mais vraiment très motivant, parce que j'ai le sentiment d'avoir encore plusieurs années de cyclisme devant moi", conclut celui qui ne disputera pas le Championnat du monde à la fin du mois en Italie mais n'exclut pas de s'aligner sur Liège-Bastogne-Liège (4 octobre) avant la Vuelta (20 octobre - 8 novembre).