Non sans mal pour la Gantoise victime de deux chutes sur les pavés et largement retardée au décompte final. "Ma course s'est terminée tôt, mais j'ai mis un point d'honneur à aller jusqu'au bout (même hors-délai, ndlr), parce que je ne voulais pas abandonner lors de ma dernière course." Les conditions venteuses et pluvieuses ont durci cette première version de l'Enfer du Nord pour les dames. "Je ne dirais pas que j'ai passé un bon moment aujourd'hui", a ajouté Jolien D'Hoore. "Mais je suis contente d'avoir été jusqu'au bout. Dès les premiers tours locaux, ça a déjà mal tourné et j'ai chuté une première fois. Ce n'était pas un bon départ et j'ai dû changer de chaussures. Quand je suis revenue dans le peloton, il y a eu le premier secteur pavé. J'étais encore assez bien devant et je roulais comme je le voulais. Mais dans la quatrième ou cinquième section, c'était très glissant et plusieurs sont tombées. Moi aussi. J'ai su de suite que c'était la chute de trop. Mon genou me faisait mal, j'ai dû à nouveau changer de chaussures. Ma course était terminée. "

"Mentalement, c'était un peu difficile. Mon genou me faisait mal, mon dos aussi, mais je voulais vraiment finir et ne pas abandonner", a répété Jolien D'Hoore. "Je ne voulais pas monter dans le camion-balai. J'ai eu dur et ce n'est que dans les 10 derniers kilomètres que j'ai eu un peu de 'plaisir', même si c'est un peu bizarre à dire."

Jolien D'Hoore met ainsi un terme à une brillante carrière qui a vu la Gantoise récolter de beaux succès sur la piste aussi, notamment un titre de champion du monde à l'Américaine en 2017 avec Lotte Kopecky. Victime d'une chute aussi, Lotte Kopecky a du se contenter de la 15e place à Paris-Roubaix samedi.

"Mais je me suis bien amusée", a cependant confié Kopecky. "J'ai déjà pris du retard à cause d'une crevaison et j'ai changé de vélo, mais il était trop grand pour moi, puis je suis tombée et je n'ai pu jouer aucun rôle dans la course. Il faut aussi un peu de chance et je n'en ai pas eue aujourd'hui".