Van Baarle, Devriendt et Pichon: l'autre charme de Paris-Roubaix

Chutes, incidents mécaniques, difficulté extrême et visages noircis de poussière sont d'indéniables ingrédients de la légende de Paris-Roubaix. Les surperformances de coureurs qu'on n'attend pas également. Un commentaire de Nicolas Christiaens.

Les amoureux de cyclisme ont vécu un dimanche haletant, devant le Paris-Roubaix le plus rapide de l'histoire. Ce spectacle, on le doit en partie à l'équipe Ineos Grenadiers qui n'a pas attendu la fin de la première heure de course pour lancer la bagarre, avec un "coup de bordure" à la faveur d'un vent orienté trois quarts dos dans la première partie d'épreuve.

Van Aert, van der Poel, Asgreen, Küng et bien d'autres favoris étaient piégés d'entrée. La preuve que ce coup de panache n'était attendu d'aucun directeur sportif, en dehors de Servais Knaven et Dario Cioni, ceux d'Ineos. "J'ai fait un arrêt pipi, je me suis repositionné en queue de peloton et là, en levant la tête, j'ai vu que la moitié de ce peloton avait creusé un écart significatif" racontait Stefan Küng après la course. Malgré l'écart qui a longtemps oscillé autour de la minute et demi, il n'y a jamais eu d'affolement dans le deuxième peloton, ce qui est une autre preuve: celle que cette course n'est pas comme les autres. Et qu'avec toute leur expérience, Van Aert et Van der Poel savaient que cette bordure n'était que le premier d'une longue liste de coups de théâtre.

Il faut dire qu'on a déjà tout vu sur Paris-Roubaix. Pêle-mêle, ces dix dernières années: un sprint à six sur le vélodrome (remporté par Degenkolb en 2016), Hayman qui s'offre le scalp de Boonen l'année suivante, Van Avermaet qui l'emporte après avoir cru tout perdre dans la Trouée d'Arenberg, l'échappée folle de Florian Vermeersch l'année dernière et, bien sûr, des tonnes de chutes et de pépins mécaniques.

On aurait pu ajouter...

Cet article est réservé aux abonnés

Profitez de notre offre du moment et accédez à tous nos articles en illimité