L’Espagnol a reconnu hier les secteurs pavés prévus au programme du Tour. Il en revient avec le sourire

ENVOYE SPÉCIAL EN FRANCE ERIC DE FALLEUR

AUBRY Alberto Contador est rentré hier chez lui, à Pinto, au sud de Madrid, avec le sourire. À Macarena, sa fiancée, et à ses parents, le double vainqueur du Tour aura eu beaucoup de choses à raconter. Son périple en voiture de Saint-Jacques de Compostelle vers Liège, pour échapper aux conséquences de l’éruption volcanique, sa double belle prestation dans les classiques wallonnes et, surtout, son petit voyage sur les routes de l’Enfer du Nord , hier.

Comme prévu, le Madrilène a en effet reconnu les déjà très fameux secteurs pavés inscrits au programme de la 3e étape du prochain Tour de France. Treize kilomètres deux cents mètres de pavés qui, s’ils n’empêchent pas les prétendants au Tour de dormir, les contraignent tous à faire le détour par le Hainaut occidental (trois tronçons figurent au sud de Tournai) et le Nord (les quatre derniers).

Ce mardi, avec Peter Van Petegem dans la peau du professeur es pavés , Alberto Contador et ses deux équipiers Benjamin Noval et Oscar Pereiro ont donc effectué une sortie d’entraînement-écolage dont il est ressorti rassuré, avec le sourire.

“Cette visite était fondamentale et particulièrement importante”, expliqua, en début d’après-midi, le champion espagnol, après s’être douché et restauré dans le cadre du Château d’Aubry, une hostellerie du XVIe siècle. “Je me suis vraiment bien senti. Je termine cette reconnaissance satisfait par mes sensations et mon matériel. Cet entraînement était essentiel pour cela notamment, pour faire des essais, des tests.”

Le dernier vainqueur du Tour a confirmé toute l’importance de cette étape.

“On sait que ce sera très compliqué, mais ça ne me fait pas peur, ni ne m’obsède”, dit-il encore. “Il faudra rouler devant, ce sera très nerveux. On doit faire attention à cette étape car on peut y perdre le Tour, mais personne ne le gagnera là.”

S’il ne s’en réjouit pas, Contador ne tire pas non plus à boulets rouges sur la présence de ces maudits pavés sur le tracé de la Grande Boucle.

“J’aurais préféré que non”, poursuivit le coureur d’Astana. “Mais puisqu’ils sont là, il faut en tenir compte. Le problème, c’est qu’un favori peut tout perdre en chutant, ça peut arriver tous les jours, mais là, il y a plus de chance, surtout s’il pleut ce jour-là.”



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