Liège-Bastogne-Liège

Cunego a fait hier une simulation de course sur la Roche-aux-Faucons

LIÈGE Comme la plupart des équipes, les Lampre ont reconnu hier matin les 100 derniers kilomètres de la finale de Liège-Bastogne-Liège. Nous étions dans l'avant-dernière côte répertoriée du parcours, la Roche-aux-Faucons, quand nous avons vu débouler les petits hommes bleus de Damiano Cunego.

Au contraire de la plupart des autres équipes vues lors de la reconnaissance, les Lampre avaient clairement opté pour un mode majeur. "Nous avons fait une simulation de course sur cette côte, ajoutée l'an dernier, qui sera certainement déterminante dans la finale, dimanche", nous confiait le médecin de l'équipe, Carlo Guadascione, à l'arrivée à Ans, où le parking du Carrefour avait été littéralement assiégé par les bus d'équipes. "C'était prévu ainsi, parce que nous pensons que tous les gros bras seront présents à cet endroit-clé."

Le personnel attendait les coureurs avec des pâtes (évidemment) italiennes, cuites, en belles quantités, dans le pullmann, des penne au naturel dévorées, sans même un peu de parmesan, par les athlètes là où ils trouvaient de la place.

"Mes sensations sont excellentes", disait Cunego sans trop lâcher son assiette des yeux. "Je suis monté en puissance tout au long de cette semaine. Liège, c'est comme la Lombardie, une course qui me va comme un gant."

L'homme n'a guère envie de traîner avec les journalistes. Après le repas, il n'attend qu'une chose, faire la sieste pour laisser reposer ces fameuses jambes censées faire la différence ce dimanche. Heureusement, le médecin de la formation italienne est plus loquace.

"C'est vrai que c'est une course taillée pour Damiano, dit-il. Les côtes sont juste assez longues, juste assez dures. En plus, il a l'explosivité qu'il faut tant pour faire la sélection dans les bosses que pour s'imposer au sprint au sein d'un petit groupe. Cunego a beaucoup évolué depuis sa victoire au Giro 2004. À l'époque, il était mature physiquement mais la tête ne l'était pas encore. De ce côté, il a vraiment progressé chaque année, lentement mais sûrement."

Et aujourd'hui, même s'il reste discret, il sait dire, à ses équipiers, les choses nécessaires au bon moment.



© La Dernière Heure 2009