Julian Alaphilippe a connu une année 2020 paradoxale. Sur un plan général, sa saison est incomparable à celle de 2019 où il avait été intouchable (ou presque) sur les classiques avant de réaliser un Tour de France stratosphérique lors duquel il avait porté le maillot jaune pendant 14 jours terminant finalement cinquième du classement général.

Mais c'est en 2020 que le Français a remporté la plus belle victoire de sa carrière à Imola à l'occasion du championnat du monde. Le coureur de 28 ans est revenu sur sa saison dans l'émission Bistrot Vélo sur Eurosport : "Devenir champion du monde, c'était un objectif que je m'étais fixé dans ma carrière. Chaque année, j'arrivais avec des ambitions et une équipe très forte et cette fois cela m'a réussi."

Maintenant qu'il a le titre Mondial en poche, Julian Alaphilippe rêve désormais du Tour de France : "Après avoir gagné le championnat du monde, j'aimerais bien remporter le Tour de France. Ce sont les deux courses qui me font rêver", a-t-il expliqué à nos confrères d'Eurosport nuançant tout de même ce nouvel objectif déclaré, "Bien sûr, je veux également remporter des monuments mais si je n'en avais qu'une seule à choisir, ce serait le Tour de France, sans hésitation. Mais attention, je ne dis pas que je vais le gagner, mais si je devais faire un choix, c'est évidemment sur la Grande Boucle que celui-ci se porterait."

Hormis sa victoire au Mondial, Julian Alaphilippe est également revenu sur ses deux désillusions de la saison : Liège-Bastogne-Liège et le Tour des Flandres. Sur la Doyenne, le Français avait levé les bras trop tôt et s'était fait remonter in extremis par Primoz Roglic sur la ligne... avant de se faire déclasser pour sprint irrégulier : "Je fais une très belle course jusqu'au sprint. J'ai fait la course parfaite jusqu'à la flamme rouge. Mais dans la Roche aux Faucons, je sentais que j'étais à bloc. Dans le dernier kilomètre, j'ai fait plusieurs erreurs parce que j'étais à fond", détaille le Français qui assume ses responsabilités, "sans m'en rendre compte, je fais une énorme vague qui gêne Hirschi et puis je lève les bras trop tôt. Quand j'ai passé la ligne, je savais que j'avais perdu la course. J'étais déçu d'avoir fait ces bêtes erreurs."

S'il s'est consolé quelques jours plus tard en remportant la Flèche Brabançonne, sa première victoire avec le maillot de champion du monde, Alaphilippe a terminé la saison sur une mauvaise note avec sa chute sur le Tour des Flandres.

Une chute qui a fait couler beaucoup d'encre mais le coureur de Deceuninck-Quick Step ne cherche pas à accuser qui que ce soit : "Lors de la chute, je n'ai rien vu venir. Je n'en veux à personne. Que ce soit à Van der Poel, Van Aert, la moto ou moi-même. Je n'ai rien pu faire, ce sont des faits de course. Van Aert va chercher l'aspiration de la moto, Van der Poel l'évite au dernier moment. Ok, ils ne me préviennent pas mais je ne peux pas leur en vouloir non plus, on est dans le final du Tour des Flandres, on ne pense pas à prévenir de tous les dangers."