Freeman, médecin de la formation britannique entre 2009 et 2015 et de la fédération britannique, avait déjà accepté précédemment 18 des 22 charges retenues contre lui mais niait la principale, celle du but poursuivi par la commande.

Lors de l'audience de ce vendredi matin, qui a duré plus de deux heures, Freeman a déclaré avoir été victime d'intimidation de Shane Sutton, ancien directeur de la performance de son équipe et de la fédération, afin qu'il commande ce produit pour traiter des problèmes d'érection.

Sutton a toujours nié ces allégations, affirmant que Richard Freeman mentait. Le tribunal a établi vendredi que les dires du médecin étaient effectivement des "mensonges élaborés" afin de "maquiller son écart".

Le procès de Freeman continuera le 17 mars, date à laquelle le tribunal considèrera "l'aptitude à exercer" du médecin.

Freeman a déjà été accusé par l'Ordre britannique des médecins d'avoir délivré des ordonnances de Testogel pour doper les prestations d'athlètes.

Ayant bâti sa réputation dans le cyclisme et le cyclisme sur piste, Richard Freeman avait démissionné de la fédération britannique en 2017, mais une enquête ouverte deux ans plus tard l'accusait d'avoir fourni l'équipe Sky de patches de testostérone.

L'UKAD avait déjà ouvert une enquête aussi à l'encontre de Freeman accusé d'avoir délivré un mystérieux médicament à Bradley Wiggins au Critérium du Dauphiné en 2011. Après 14 mois d'enquête, l'UKAD avait arrêté la procédure, faute de preuves.