Cyclisme Des amendes vont être infligées aux coureurs qui jettent des déchets le long des routes.

La scène est bien connue : un coureur prend un gel ou une barre chocolatée en plein effort pour se donner un coup de fouet pour les derniers kilomètres. La plupart du temps, les coureurs ne se préoccupent pas de l'emballage plastique et n'hésitent bien souvent pas à le jeter sur le bord de la route. Mais l'UCI veut changer cette image de pollueurs que les cyclistes reçoivent : depuis l'an dernier, l'Union cycliste internationale exhorte les organisateurs des courses cyclistes à mettre en place des zones déchets délimitées. Ces zones d'environ un kilomètre de long sont les seuls endroits dans lesquels les coureurs peuvent se débarrasser librement de tous leurs déchets. 

Mais l'UCI veut aller encore plus loin. À partir de cette saison, elle applique un barème de sanctions pour ceux qui ne respectent pas la nature. Ainsi tout coureur jetant un déchet dans des zones non-autorisées se verra infliger une amende entre 200 et 500 francs suisses (soit entre 175 et 440 euros). Cette mesure vaut également pour les bidons, à l'exception que ceux-ci peuvent encore être déposés au pied de spectateurs, sans les mettre en danger toutefois, comme le précise l'UCI.

Et pour pouvoir surveiller les coureurs de manière plus efficace, les commissaires de course pourront utiliser les images vidéos de la course. La VAR dans le vélo est une réalité dans le cyclisme depuis l'an dernier pour repérer et sanctionner les coureurs roulant sur les trottoirs et les pistes cyclables. Le coureur britannique Luke Rowe l'avait appris à ses dépens lors du Tour des Flandres il y a douze mois. Il avait été mis hors-course après avoir roulé sur un trottoir mettant ainsi en danger le public au bord de la route.