La dernière semaine du Tour d'Italie a débuté ce mardi par la victoire du Slovène Jan Tratnik. Si les favoris pour le classement général ne se sont pas fait la grande bagarre, ils auront encore plusieurs occasions de s'expliquer dans le reste de la semaine. À moins que la météo et les autorités... françaises n'en décident autrement.

Ce mercredi, la première grande étape de montagne entre Bassano del Grappa et Madonno di Campiglio devrait dessiner une première tendance. Mais ce sont les deux autres étapes de montagne à venir, celles de jeudi et de samedi qui soulèvent encore des interrogations.

Pour l'étape de ce jeudi entre Pinzolo et Laghi di Cancano, la question est de savoir si le mythique Passo dello Stelvio (le plus haut col des Alpes italiennes, long de 25 km à 7,5% de moyenne) sera praticable pour les coureurs. À la fin du mois de septembre et au début du mois d'octobre, la neige a rendu le col alpin infranchissable. Mais depuis plusieurs jours, le temps est beaucoup plus clément et les intempéries ont épargné le Stelvio. Les routes ont donc été dégagées et à moins d'une énorme surprise, celui-ci devrait finalement bien être au menu des coureurs ce jeudi.

Ce qui n'est pas le cas du Col Agnel et du Col d'Izoard lors de l'étape reine de samedi. Premièrement parce que, si la neige épargne pour le moment le Stelvio ce n'est pas le cas du Col Agnel dont le sommet marque la frontère entre l'Italie et la France. Mais ce n'est pas tout. En raison des mesures covid en vigueur en France (interdiction de rassemblement de plus de 6 personnes), le maire de Briançon refuse le passage de la course dans sa ville samedi. Le Giro ne pourra donc pas passer par la France.

Une décision qui a obligé les organisateurs du Giro à redessiner complètement la 20e étape. Exit donc les cols d'Agnel, d'Izoard et Montgenèvre. De l'étape initiale, seuls le départ à Alba et la montée finale vers Sestrières seraient conservés. Une montée finale à escalader à trois reprises. RCS, l'organisateur, a officialisé l'information ce mercredi.