L'UCI a souligné toutefois que "lorsque les lois nationales du pays hôte d'un événement sont plus strictes que les règles de l'UCI, ce sont les premières qui priment". Ainsi pour l'obligation vaccinale, susceptible d'être imposée dans un pays pour participer à une épreuve sur son sol, ce qui pourrait être le cas du prochain Tour de France.

"Si les lois nationales sont moins strictes, ce sont les règles de l'UCI qui s'appliqueront", a ajouté la fédération internationale qui a encouragé les équipes à veiller "à ce que le plus grand nombre possible de coureurs du peloton soient vaccinés" et a recommandé "fortement" la troisième dose de vaccin.

L'allègement des contraintes porte notamment sur le nombre de tests PCR auxquels doivent se soumettre les concurrents et le personnel des équipes en lice.

"Un coureur correctement vacciné aura environ une quinzaine de tests à faire dans l'année, c'est sans commune mesure avec ce que les coureurs ont subi l'année dernier, une diminution facteur 3 ou 4", a précisé à l'AFP le Dr Xavier Bigard, directeur médical de l'UCI en soulignant que la proportion de coureurs et de membres d'équipes vaccinés se situe "entre 87 % et 89 %" de l'effectif.

"Cet allègement des contraintes prend en considération l'évolution favorable de la couverture vaccinale, de la dangerosité du dernier variant, et l'application pendant deux ans de règles de sécurité parfaitement suivies qui se sont traduites par un certain succès. On a eu assez peu de cas déclarés, aucune hospitalisation ni forme grave", a affirmé le directeur médical de l'UCI en ajoutant que le peloton est composé de populations "jeunes, en excellente santé, avec de très bonnes défenses immunitaires, et sensibles au maintien de leur état de santé".

Pour l'année passée, le Dr Bigard a relevé que "parmi les cas covid positifs, les 2/3, près des 3/4, étaient des formes asymptomatiques, le reste concernait des formes très légères. On n'a pas eu en particulier des syndromes de covid long, c'était pour nous une épée de Damoclès."

Le protocole UCI souligne toutefois que "les règles introduites ces deux dernières années dans l'intérêt de la santé et de la sécurité de chacun continuent de s'appliquer".

Jusqu'à quand ce protocole sera-t-il valide ? "Si par bonheur en 2022, il s'avère qu'on ait une réduction a minima, c'est à dire moins de 15 à 20 déclarations de cas de covid pour 100.000 habitants dans l'ensemble des pays, cela voudrait dire que la pandémie est derrière nous et dans ce cas on prendra une décision de suppression du protocole", a répondu le Dr Bigard.

"On part du principe que ce protocole sera mis en application pour la saison 2022, a-t-il expliqué. Il peut être supprimé sur la lecture d'une amélioration plus que notable de la pandémie, c'est-à-dire d'une déclaration par l'OMS (Organisation mondiale de la santé) du passage à la phase d'endémie".