Après avoir fait le buzz en fin de semaine sur Twitter suite à ses propos pour le moins acerbes après le déclassement de Sam Bennett jeudi à Aguilar de Camapoo, Patrick Lefevere n’avait toujours pas mis sa langue en poche samedi.

Dans la chronique qu’il tient dans les colonnes du quotidien Het Nieuwsblad, le Flandrien a égratigné son confrère John Lelangue, le manager de Lotto-Soudal.

"En tant que manager d’équipe, mon rôle me semble être de défendre mes coureurs, a ainsi avancé Lefevere. Mais, à mon étonnement, ce n’est pas toujours le cas chez certains de mes confrères. Je n’aurais, par exemple, pas envoyé le même Tweet que celui de John Lelangue dans lequel mon confrère de chez Lotto-Soudal a pris ses distances avec son coureur Adam Hansen lors du mouvement de grève du peloton sur le dernier Giro. Il a ainsi lancé que l’Australien avait agi comme représentant syndical et non comme porte-parole de l’équipe belge qui, elle, soutenait les organisateurs. C’est comme cela que l’on expose ses propres troupes aux grands vents… Mais il (Lelangue) agit et travaille toujours comme cela : comme un politique qui veut plaire à l’UCI et aux organisateurs. Il est écrit tout en haut de son compte Twitter que ses opinions sont personnelles. Mais de quelles opinions parlons-nous ? Il n’en a jamais…"

Des propos qui sont évidemment remontés aux oreilles du Bruxellois qui a réagi par le biais de son compte Twitter. "Après avoir attaqué mon collègue manager de Trek-Segafredo, l’UCI, les commissaires et les organisateurs, il semble que je sois le prochain sur la lise de Patrick Lefevere. Avoir sa propre opinion est une liberté, mais respecter celle des autres est un respect…"