En 2018, après avoir été au bout de son premier Paris-Roubaix, Ludovic Robeet ne s’en était pas caché : il avait détesté ça. "C’était ma première course sur les pavés, j’avais dégusté", se rappelle le Brabançon, qui s’y était échappé avec son coéquipier, le regretté Jimmy Duquennoy. "Je ne voulais pas y retourner." Mais, depuis, il a changé d’avis. Il a remis le cap vers l’Enfer du Nord en 2021. "J’y étais mieux préparé", se rappelle le coureur de Bingoal Sauces Pauwels, qui s’y était classé 36e l’an passé. Le vainqueur de l’épreuve de Nokere l’an passé sera à nouveau au départ ce dimanche. Avec l’envie de s’y faire plaisir, comme mercredi, sur ses routes de la Flèche Brabançonne, sur laquelle il s’est échappé.

Il pourrait à nouveau tenter de fausser compagnie au peloton en début de course. "Si je peux aller dans l’échappée, je la prendrai, mais je pense que j’ai les capacités pour aller loin dans Paris-Roubaix", explique-t-il. "C’est une course d’usure, qui ne se joue pas sur l’explosivité."