Van Aert impressionne au Tour de France, où il a gagné deux étapes au sprint et où dimanche il a mené un train d'enfer dans l'ascension du Grand Colombier, tempo fatal au tenant du titre Egan Bernal et à Nairo Quintana. "Tu ne peux pas comparer le Mondial avec le Tour", a prévenu Verbrugghe. "C'était une longue ascension montée au train. Pour un spécialiste du chrono comme Wout, c'était comme un chrono en côte. Au Mondial, c'est plus technique, tu dois être placé c'est dans l'intensité avec toutes ces ascensions. Ces pentes raides sont ma préoccupation", a confié le sélectionneur. "Greg et Wout peuvent les passer, ils savent ce qu'ils doivent faire. Je dois avoir une équipe au départ, nous devons former un bloc. Si c'est limite pour Wout et Greg, nous regarderons d'autres possibilités", a ajouté Verbrugghe, qui a complété l'équipe avec quatre grimpeurs, Tiesj Benoot, Pieter Serry, Loïc Vliegen et Tim Wellens, et deux coureurs de classiques, Oliver Naesen et Jasper Stuyven.

Outre Remco Evenepoel, les deux grands absents de la sélection sont Philippe Gilbert et Dylan Teuns. Gilbert reprend mardi la compétition au Tour du Luxembourg, après sa chute lors de la première étape du Tour de France. "Il entrait en ligne de compte car l'expérience de Philippe est toujours un plus. Je l'ai eu au téléphone, on en a discuté, mais il estime lui-même que c'est trop tôt pour lui d'être performant aux Mondiaux. Il préfère laisser sa place à quelqu'un qui mérite vraiment sa sélection plutôt que de le reprendre sur base de son expérience, vu qu'il s'agit d'une année particulière avec sa blessure", a confié Verbrugghe.

Concernant Dylan Teuns, qui figure dans la liste des réserves, "il trouve dommage de ne pas être sélectionné, mais c'est une décision en accord avec lui et son entraîneur", a précisé le sélectionneur. "Il n'est pas niveau où il doit à être. Normalement un bon Dylan Teuns fait toujours partie de cette sélection. En accord avec lui, on a décidé de privilégier le travail qu'il a encore à faire pour les classiques à la place de l'utiliser à 100 pour-cent sur un championnat du monde et peut-être le finir pour le reste de la saison. C'est surtout sur le long terme qu'on a regardé. Il faut regarder la santé du coureur et sa condition, parce qu'il y a une saison à finir et cette saison est très chargée."