Tandis que la Belge sombrait, Ceylin Alvarado a triomphé devant deux de ses compatriotes.

Il y a un mois encore, Ceylin del Carmen Alvarado ne pensait pas disputer le Mondial chez les dames élites. Les 21 ans de la jeune Néerlandaise, aux origines dominicaines, lui permettaient en effet de disputer une dernière fois la course arc-en-ciel chez les U23 où la médaille d’or lui tendait les bras. Victorieuse début janvier du championnat des Pays-Bas dans la catégorie supérieure, Ceylin del Carmen Alvarado finit par choisir de courir avec les adversaires auxquelles elle est opposée chaque semaine et qu’elle domine régulièrement.

“J’ai fait le bon choix”, rigole désormais la nouvelle championne du monde. Car, au terme d’une course dont Alfred Hitchcock aurait apprécié l’intensité et le suspense, la Rotterdamoise a pris la mesure de ses deux compatriotes Annemarie Worst et Lucinda Brand.

“C’est un sentiment exceptionnel, je ne peux pas décrire ce que je ressens d’être enfin devenue championne du monde”, disait la jeune femme, battue de manière surprenante il y a douze mois chez les espoirs, et qui a pris la plus belle des revanches.

Dans le même temps, Sanne Cant, qui a précédé sa jeune équipière au palmarès ces trois dernières années, a sombré. L’Anversoise, déjà distancée dès le départ, a concédé 3:32 à la gagnante.

“C’est une année à oublier au plus vite à l’image de ce Mondial”, a fini par lâcher la championne de Belgique, 12e seulement. “Dès le départ, j’ai compris que cela n’allait pas et après un tour, je savais qu’il n’y aurait pas de miracle. Je savais que j’avais besoin d’un super jour pour espérer réussir et ce ne fut pas du tout le cas.”