C’est une série unique à laquelle Sanne Cant entend ajouter une ligne ce samedi à Middelkerke. La Campinoise peut en effet devenir championne de Belgique pour la treizième fois consécutive. À 31 ans, depuis le 8 octobre dernier, la coureuse de l’équipe IKO-Crelan est encore la grande favorite de l’épreuve féminine.

"Je ne m’occupe pas de superstition", dit-elle. "Donc, que ce soit treize ou pas, cela ne fait pas de différence à mes yeux. Un titre national, cela reste quelque chose de spécial. C’est un très beau maillot avec lequel vous pouvez courir pendant un an. Mais ce n’est sans doute que lorsque vous perdez quelque chose que vous en constatez l’exacte valeur."

Et son maillot tricolore, la Lilloise n’est pas près de l’abandonner sans avoir tout fait pour le conserver. Si Sanne Cant a dominé le cyclo-cross mondial jusqu’il y a deux, trois ans et l’arrivée d’une exceptionnelle génération néerlandaise, elle a reculé dans la hiérarchie internationale mais cherche toujours la Belge qui lui succédera. Malade (problèmes gastriques) à Hulst, dimanche, Sanne Cant s’est bien reprise, trois jours plus tard, chez elle à Herentals où elle a bataillé jusque dans les derniers mètres pour atteindre le podium.

"Avec cette prestation, je suis contente d’avoir retrouvé la confiance", a-t-elle reconnu.

L’an passé, Cant n’avait enlevé qu’un seul cross : le National à Meulebeke. Cette fois, l’Anversoise tient déjà son succès puisqu’elle avait enlevé le premier cross de la saison, en septembre… à Meulebeke.

Samedi, elle se méfiera surtout de Lotte Kopecky, qui disputera son 5e cyclo-cross préparatoire à la saison sur route et qui, il y a un an, lui avait mené la vie dure, n’échouant qu’à vingt de secondes du titre.