Décrocher la lune

Cyclisme

E. d.F.

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Décrocher la lune
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Philippe Gilbert est notre meilleur atout pour enlever le maillot arc-en-ciel

Envoyé spécial en Allemagne ERIC DE FALLEUR


Bettini attendu au tournant


STUTTGART C'est l'épreuve la plus particulière de la saison cycliste. Sur un jour, le champion du monde de l'année est désigné, au terme d'une épreuve disputée en circuit (à boucler à quatorze reprises, cette fois) et selon la formule (unique) des équipes nationales, ce qui fait une grande partie de son charme et de sa difficulté. Comment marier les intérêts généralement divergeants les 364 autres jours de l'année ? Ces derniers temps les Belges y sont toujours parvenus, le souvenir du mondial gagné par Boonen à Madrid après le boulot remarquable de la paire Van Petegem-Aerts dans les derniers kilomètres en est le plus bel exemple. Un incident survenu l'an passé à Salzbourg, où Boonen (absent cette fois pour blessure) avait été le seul à surnager dans la finale, est pourtant resté en travers de la gorge de Philippe Gilbert.

Le Wallon, 25 ans désormais et déjà sa cinquième sélection consécutive, est le plus bel atout d'une sélection décomplexée, qui n'a aucune obligation de résultat. Il y a douze mois, le Liégeois s'était échappé dans le neuvième des douze tours en compagnie de quatorze hommes, dont Devolder et Van Goolen, mais aussi Sanchez, Cancellara, Di Luca, Paolini, O'Grady ou Kashechkin. Or, c'est la poursuite menée par... les Belges (Aerts, Hoste...) qui avaient eu raison de cette échappée reprise à un peu moins de deux tours de l'arrivée.

"Je ne veux plus que cela se reproduise" , répète le coureur de Remouchamps qui avait perçu cela comme une marque de défiance à son égard. "On va en parler demain (aujourd'hui) lors de la réunion avec Bomans (le sélectionneur). Mais on a déjà abordé ce genre de sujet entre nous. On n'est pas dans les mêmes équipes, mais on se connaît, on fait les mêmes courses la plupart du temps."

Une tactique différente

Infatigable attaquant, Philippe Gilbert veut, cette fois, changer sa tactique. "Je ne veux pas bouger" , dit-il. "Attendre, suivre les gros bras, je veux essayer cela. De toute façon, c'est souvent comme cela que ça se termine. J'aime ce genre de parcours, nerveux, acrobatique. Il m'a paru plus abordable que lors de ma reconnaissance en mai. Maxime (Monfort) va rester le plus longtemps possible à mes côtés et je compte aussi sur Mario (Aerts). Pour le reste, il faudra être dans un super jour."



© La Dernière Heure 2007

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