La décision ne sera prise que jeudi ou… lundi après le National

SÉLECTION VACANSOLEIL Stijn Devolder prendra-t-il part, oui ou non, au Tour de France qui démarre le 2 juillet prochain de Vendée ? On pensait la question définitivement réglée après avoir entendu le coureur s’exprimer en fin de semaine dernière. Son abandon sans gloire au Tour de Suisse ressemblait à un terrible aveu d’impuissance et de méforme. Ses mots ne laissaient pratiquement pas la possibilité d’une porte encore ne fût-ce qu’à moitié ouverte sur une participation éventuelle à la Grande Boucle. “C’est mauvais”, disait-il alors. “J e ne vois pas ce que j’irais faire au Tour de France avec cette condition-là. Cela ne servirait pas à grand-chose de me présenter au départ de la première étape, au passage du Gois.”

On sait que le Flandrien a été extrêmement meurtri par le décès de Wouter Weylandt, qui était son compagnon de chambre chez Quick Step. Pendant plusieurs semaines, il ne s’est quasi pas entraîné, du moins sérieusement, miné par une dépression qui lui faisait voir la vie de manière très sombre. Il disait pourtant voir le bout du tunnel; il partirait faire un double stage en Sierra Nevada en juillet afin de prendre le départ de la Vuelta (le 20 août) et être en forme pour la fin de saison.

Chez Vacansoleil, toutefois, le son de cloche est différent. L’équipe, pour Dieu sait quelle raison, ne paraît pas vouloir faire une croix sur celui qui était son indiscutable leader pour le Tour, surtout après les défections forcées de Mosquera et de Ricco.

“Le forfait de Devolder pour le Tour n’est pas le moins du monde entériné”, disait, hier, Hilaire Vanderschueren. “Au contraire même, Stijn va mieux, sans prétendre pour autant que cela suffira pour le Tour. Devolder prendra part ce mercredi à Hal-Ingooigem, puis, dimanche, au championnat de Belgique. La sélection devait être connue ce jeudi, mais il n’est pas exclu que nous attendions la fin du championnat pour prendre une décision définitive à son sujet. Jeudi, en tout cas, j’aurai une conversation avec lui. Sans vouloir trop m’avancer sur le sujet, je dirais que, pour le moment, c’est du 50/50 en ce qui concerne sa participation à la Grande Boucle.”

La formation batave semble faire le forcing; elle a sans doute ses raisons, mais envoyer un coureur hors forme à l’épreuve la plus dure du monde serait pourtant une belle erreur.



© La Dernière Heure 2011