Le double vainqueur du Tour des Flandres en quête de réhabilitation aux 4 Jours de Dunkerque

DUNKERQUE Les 4 Jours de Dunkerque débutent aujour- d’hui et, par essence, sont toujours très prisés des coureurs belges. S’il en est un parmi eux qui se doit de démontrer à la fois ses qualités – qu’on connaît – et sa motivation – qu’on décèle moins ces derniers temps –, c’est bien Stijn Devolder.

Peu à son affaire pendant les classiques du printemps, pour toutes sortes de raisons, bonnes et moins bonnes, le Flandrien a été mis sur la sellette, sans trop de ménagement, par Patrick Lefevere, le manager des Quick Step, qui a eu des mots parfois très durs pour son coureur dont il n’accepte que très modérément la relative nonchalance.

Sans mettre de gants donc, Lefevere a fait comprendre à Devolder qu’il pouvait clairement se trouver une nouvelle équipe à moins d’un sursaut que bon nombre d’observateurs jugent improbable. Et pourtant...

Pourtant, on connaît le potentiel de ce coureur qui passe parfois pour un incompris, tout simplement parce qu’il ne communique que peu avec son entourage. Un entourage qui commence à en avoir marre de faire toujours – mais en vain – le premier pas.

Alors oui, ces 4 Jours de Dunkerque semblent être l’épreuve idéale pour une réhabilitation. Amputée d’un jour de compétition en raison de moyens financiers plus limités, privée d’un contre-la-montre qui n’aurait pas déplu à Devolder, l’épreuve nordiste s’annonce cette année plus ouverte, mais toujours destinées aux coureurs complets, comme l’est le Flandrien.

Il faudra être fort dans les monts des Flandres, de l’Artois et du Boulonnais, mais aussi sur les routes plates du littoral que l’on sait presque toujours battues par des vents plus que violents. Retour à la tradition, le 8 mai, les 4 Jours repasseront par Cassel, haut-lieu de cette compétition, avec, ce jour-là, 35 kilomètres de côtes et pas moins de 20 km de pavés, sur un circuit à accomplir à dix reprises. Voilà qui devrait plaire à nos compatriotes, Stijn Devolder en tête, certes, mais aussi, pourquoi pas? à Leif Hoste et à Frédéric Amorison !



© La Dernière Heure 2010