Doltcini-Van Eyck Sport a réagi aux accusations de son ancienne coureuse Marion Sicot dans un large communiqué publié sur sa page Facebook.

Contrôlée positive à l'EPO, la Française a accusé son ancien directeur sportif Marc Bracke dans un entretien diffusé dimanche à la télévision française. "Des mensonges" selon l'équipe belge.

"Nous croyons bien que Marion Sicot a vécu des moments difficiles et nous le regrettons mais c'est uniquement elle qui est responsable de son dopage", a expliqué Doltcini-Van Eyck Sport. "Elle a trompé ses concurrentes et ses coéquipières. Par la suite, elle a crié son innocence pendant des mois mais cette 'innocence' était également un mensonge. Pour justifier son erreur, elle a lancé un nouveau mensonge: 'c'est la faute du directeur sportif'."

Doltcini-Van Eyck reconnaît cependant que Bracke a commis une erreur en demandant à Sicot de lui envoyer des photos en sous-vêtements. "Cela s'est passé moins souvent que Sicot l'affirme mais nous ne nions pas que cela s'est produit. Sicot avait débuté la saison en surpoids et notre directeur sportif pouvait suivre sa condition de cette manière. À l'époque, c'était une pratique commune et Sicot ne s'en est jamais plainte. Cependant, cette pratique n'est plus autorisée chez nous."

Sicot a également raconté qu'elle n'était pas payée et qu'"contrat secret" l'obligeait à payer ses frais de déplacement, "c'est-à-dire billets de train ou d'avion". "Nous n'avions pas l'intention de la garder en 2019 mais elle n'a pas cessé de pleurer. Nous n'avions pas de budget pour une coureuse supplémentaire mais elle a promis qu'elle prendrait en charge une partie de ses frais et qu'elle débuterait la saison en forme. La saison s'est prolongée et elle était bel et bien en surpoids. C'est à cette période que Bracke a demandé des photos."

"Sur tout ce temps, nous n'avons jamais remarqué des signes de dépression chez elle. Nous pensons qu'elle a inventé cette dépression, dont son directeur sportif serait responsable, pour expliquer son histoire de dopage. Elle utilise également le climat actuel du #MeToo pour en faire une histoire émotionnelle. De cette manière, elle espère réduire sa sanction et donner une meilleure image d'elle, malgré ses actes."