L'Allemand, contrôlé positif à la testostérone en juin, a mis en cause son ancienne équipe T-Mobile lors de son audition par la Fédération allemande de cyclisme

BERLIN Ses déclarations ont pris une dimension qu'on attendait pas: elles ont en effet concerné la période 2006 chez T-Mobile et ont donné une image très précise des pratiques dopantes de médecins et de médecins d'équipes", a expliqué Peter Barth à l'agence allemande d'informations sportives SID.

Le président de la commission de discipline n'a pas donné de plus amples précisions sur la teneur des propos de Sinkewitz, licencié par T-Mobile après avoir admis l'utlisation d'un gel à base de testostérone pour améliorer sa récupération à l'entraînement.

Prise dans une tempête après les aveux de dopage d'anciens coureurs sous contrat dans les années 1990, puis par l'affaire Sinkewitz, la formation allemande s'est séparée des médecins de la clinique universitaire de Fribourg, en charge du suivi médical de ses coureurs.
Par ailleurs, M. Barth a indiqué que la commission de discipline de la BDR rendrait son jugement "d'ici deux semaines": Sinkewitz est passible d'une suspension de compétition de deux ans, "suspension qui pourrait être réduite de moitié grâce aux explications et aux aveux fournis par le coureur", a précisé Peter Barth.