Cyclisme Eli Iserbyt a connu sa première contre-performance de la saison.

Comme pour se prémunir de la déception à venir, Eli Iserbyt s’était montré très prudent dans ses déclarations avant le départ de la course.

"Je serai heureux si je suis toujours avec Mathieu à la fin du premier tour", disait le Flandrien, victorieux sept fois cette saison et qui avait encore dominé vendredi la course du Koppenberg. Iserbyt fit jeu égal plus d’un tour avec le champion du monde qu’il accompagnait toujours à l’issue du 3e des huit tours, tout comme Laurens Sweeck et Tom Pidcock. Un peu plus loin, le grand dominateur du début de saison commençait à lâcher prise.

"Je n’étais pas assez bon, je me suis mis un peu trop dans le rouge", avouait-il. "J’étais moins bien que les courses précédentes. Je ne pense pas que je me suis rendu trop nerveux. Pour gagner, il aurait fallu être au top et ce n’était pas le cas. Mathieu a mis d’emblée beaucoup de pression et ça m’a conduit à faire des fautes. Je voulais faire ma propre course. Je voyais qu’il accélérait puis ralentissait par moments. J’ai essayé de le rendre un peu nerveux, mais ça m’a coûté des forces aussi. "

La suite allait être encore plus dure pour l’ancien double champion du monde U23.

"Malheureusement, j’ai commis une erreur ensuite", expliqua Iserbyt. "À deux, avec Laurens (Sweeck), cela aurait changé les choses. J’ai glissé et j’ai cogné un piquet avec la hanche. Je me suis fait mal et ensuite, je ne pouvais plus y aller à fond. Mais Van der Poel était le plus fort aujourd’hui, quand je vois comment il volait dans le sable et que ni Laurens, ni Toon (Aerts), ni Tim (Merlier) n’ont pu le suivre, il n’y a rien à ajouter. "