Il faut remonter à l’édition 2016, à Doha, pour trouver la trace d’un Mondial contre-la-montre aussi plat. Le parcours tracé entre Knokke-Heist et Bruges ne présente, en effet, que 78 mètres de dénivelé positif, autant dire rien du tout, sur une distance 43,3 kilomètres. Le vent, que l’on annonce assez faible et globalement latéral sur le parcours, ne devrait pas non plus jouer un rôle prépondérant.

Comme il y a cinq ans, au Qatar, le titre devrait donc revenir à un grand rouleur dans la lignée de Tony Martin. Et comme l’Allemand n’est plus vraiment au sommet de son art, les regards devraient donc être tournés vers Stefan Küng (Suisse) et Filippo Ganna (Italie) qui viennent de faire un véritable malheur lors des championnats d’Europe de Trento, qui étaient également dénué d’ascensions.

En Italie, Remco Evenepoel, sans doute désavantagé par son petit gabarit, avait dû, quant à lui, se contenter de la médaille de bronze.

À l’occasion de ce 28e Mondial contre-la-montre, la différence fondamentale avec le récent Euro va se situer au niveau de la distance puisque Stefan Küng s’était imposé le 9 septembre dernier au terme d’un parcours de 22,4 kilomètres. "C’est bien pour moi que le parcours soit plus long", a d’ailleurs assuré Wout van Aert il y a deux jours.

L’année dernière, l’Anversois s’était cassé les dents contre un Filippo Ganna surpuissant au terme d’un parcours plutôt plat de 31,7 kilomètres seulement.

© D.R.