Veenendaal. Le champion du Monde s’est imposé assez facilement au sprint
VEENENDAAL Tom Boonen poursuit sa marche en avant. Hier, aux Pays-Bas, le porteur du maillot arc-en-ciel a ajouté un seizième succès à la liste des victoires conquises depuis l’entame de la saison en enlevant la 21e édition de Veenendaal-Veenendaal (1.H.C.), la semi-classique néerlandaise. Boonen s’est imposé au sprint, en battant assez facilement l’Allemand Stefan Radochla et les Néerlandais Max Van Heeswijk et Steven Dejongh, le dernier étage de sa fusée porteuse.

“Nous voulions essayer que Steven gagne”, expliquait d’ailleurs Boonen après l’arrivée. “Ce n’est qu’à trente kilomètres de l’arrivée, que nous avons décidé de contrôler la course pour qu’elle se termine au sprint.”
Jusqu’alors, l’épreuve, disputée dans la région d’Arnhem, avait été marquée par une échappée de six hommes, dont nos compatriotes Gert Omloop et Kurt Hovelynck. Partis au km 20, les fuyards s’octroyèrent un avantage maximal de onze minutes mais ne purent empêcher le retour du peloton à une dizaine de kilomètres de l’arrivée.

“J’étais venu pour m’entraîner et parfaire ma condition avant le Tour de Suisse (qui débute samedi)”, expliquait l’Anversois. “Ce n’était pas un but, mais si j’avais perdu, les critiques auraient plu. Ce fut une course nerveuse, où l’on a roulé vite, avec de nombreuses petites équipes et des amateurs très nerveux (il parle des formations continentales non pros). Comme lors du Tour de Belgique, on a essayé que Dejongh s’impose mais ça n’a pas réussi car nous n’étions plus que trois, avec Van Impe, dans la finale. C’était trop peu.”

Le citoyen monégasque poursuit donc sa préparation pour le Tour. “Tout se déroule comme prévu”, dit-il. “J’attends la suite pour peaufiner ma condition. Avant cela, il y aura le championnat de Belgique, qui est peut-être la course la plus difficile à gagner pour moi. Je serai l’homme à battre, surtout à Anvers, avec moins d’équipiers que mes adversaires et je sortirai du Tour de Suisse qui est difficile. À une semaine du Tour, c’est toujours un moment particulier où je reprends mes forces”.