Cette fois, Super Mario n'a dû battre que Hondo...

ROVIGO Et si l'on vous disait qu'une fois encore, l'histoire de cette étape se résume au sprint victorieux de Mario Cipollini ? Il magnifico a conquis sa deuxième victoire dans ce Giro, autant que son dauphin du jour, l'Allemand Hondo, le porteur du maillot par points. Mais c'est surtout sa trente-deuxième dans le Tour d'Italie ! Pas mal pour un routier-sprinter qui, nécessairement, ne compte ni sur les étapes de montagne, sur sur les manches chronométrées, pour augmenter son capital. Mais il est vrai qu'au Giro, davantage qu'au Tour de France par exemple, plusieurs étapes s'achèvent, généralement, par un sprint massif.
Certes, ceux qui ont vu les images de l'arrivée à Rovigo rétorqueront que ne fut pas un sprint massif, mais un duel Cipollini-Hondo. Car une chute, dans l'ultime virage, avait isolé les deux hommes, seulement précédé par Ongarato qui croyait emmener Strazzer. Le quatrième homme, dans la file, s'étant couché au milieu du pavé, tout le reste du peloton dut freiner pour éviter le château de cartes. Du coup, Ongarato, qui ne s'était aperçu de rien, Hondo et Cipo se retrouvaient à trois. Ongarato fut rapidement débordé, Hondo tenta bien de coincer Cipollini contre les balustrades, mais rien n'y fit, car Super Mario n'est homme à se laisser intimider. Avec son maillot découpé au niveau de l'épaule - pour favoriser un bronzage moins coureur cycliste - Cipollini a débouché pleine piste, les bras au ciel en signe de succès. Evidemment, vu ainsi, son succès a paru très facile. Encore fallait-il se retrouver tout devant afin d'éviter la chute. Et cela, Cipo l'avait compris...
Les mauvaises langues disent déjà qu'on comprend mieux pour les Français ont refusé la présence du sprinter italien en juillet. Cipo dans cette forme, aurait bien été capable d'en remporter quelques unes...
Quant à Frigo, il a eu moins peur que la veille et il est toujours en rose. Il va porter ce maillot jusqu'en Slovénie où le Tour d'Italie fait halte ce mardi.