Piégé par une bordure, Remco Evenepoel a craint de perdre son maillot de leader.

S’il remporte le Tour de San Juan, ce qui semble bien parti, Remco Evenepoel ne l’aura pas gagné de manière facile ! Car le jeune Belge a été mis à rude épreuve sur l’étape reine. Bien avant la montée du dernier col, l’Alto Colorado, dont le sommet culmine à 2624 mètres d’altitude. Car il a été piégé en cours de route par la bordure lancée par les UAE Emirates.

"Quand il y a eu la cassure dans le peloton, je n’ai pas pu suivre le premier groupe car j’étais enfermé entre deux coureurs", commente le coureur de Deceuninck-Quick Step. "Je dois bien dire que j’ai eu un moment de panique quand mon retard a atteint une minute et demie…"

Surtout qu’il avait de sérieux concurrents dans le premier groupe, comme Filippo Ganna, Nelson Oliveira et Brandon McNulty, qui étaient bien placés au classement général ! "Mais grâce au formidable boulot de mes coéquipiers, nous avons pu réduire l’écart, avant que je ne fasse la jonction en partant avec Oscar Sevilla", ajoute encore Remco Evenepoel, qui a terminé cinquième de l'étape, à quatre secondes du vainqueur, le Colombien Miguel Eduardo Florez. "Je suis très heureux d’avoir gardé le maillot et que je n’ai pas perdu de temps."

Et maintenant ? "Il reste deux étapes, mais qui sont plus pour les sprinters que pour les grimpeurs, je vais donc pouvoir être plus relax désormais en vue du classement final, même si je dois rester concentré jusqu’au bout !"