La Flèche Wallonne est souvent particulière pour les jeunes coureurs wallons. Qui disputent cette classique pour la première fois ou qui y roulent sur leurs routes d’entraînement. C’est aussi le cas de Louis Vervaeke. Le grimpeur flamand ne va pas découvrir la célèbre course du Mur de Huy. Il y a déjà participé deux fois. Mais il y sera à domicile, puisqu’il s’est installé à Marneffe, lui qui a épousé Astrid, la veuve d’Antoine Demoitié.

"Je suis toujours motivé pour les classiques ardennaises, mais c’est désormais encore plus particulier", commente le coureur d’Alpecin-Fenix. "Je connais effectivement toutes les routes. Je suis d’ailleurs content de voir la montée du Chemin des Gueuses sur le nouveau parcours. C’est une bosse que j’emprunte souvent pour faire des exercices spécifiques. Et le Mur de Huy, je connais bien aussi, même si je ne le grimpe pas chaque semaine. Je me réjouis de cette course."

Qu’il a toujours regardée. "J’ai grandi dans la région de Renaix, c’était trop loin pour aller la voir, surtout en semaine, mais je la suivais, se rappelle-t-il. Je me souviens de la victoire de Gilbert lors de sa grande année, mais aussi du succès de Rodriguez. Pour ce mercredi, j ’espère bien m’y illustrer. Je suis content de ma condition."

Qui a permis à cet ancien grand espoir, qui avait notamment gagné la Ronde de l’Isard ou le Tour de Savoie, de bien revenir dans le coup. "Je suis présent, j’ai terminé 8e du Trittico Lombardo, 16e de Tirreno-Adriatico, mais il me manque encore un résultat extraordinaire. Mais je suis en confiance. Je me sens vraiment bien dans ma nouvelle équipe Alpecin-Fenix. Je sens qu’elle a confiance en moi. Et en l’absence de Mathieu van der Poel, je pourrai faire ma course ce mercredi. Nous sommes vraiment dans une bonne sprirale dans notre formation. Cela fonctionne bien. L’attaque figure dans notre ADN. Et nous n’avons pas peur des grandes équipes."