L'Américain a devancé Napolitano et Boonen au sprint, au terme d'une 1re étape assez insipide

MOUSCRON Le peloton du 69e Circuit Franco-Belge n'a manifestement pas trop apprécié que lui soit proposé hier une première étape longue de 214 kilomètres. À cette période de la saison, plus de cinq heures de selle ne sont jamais du goût des coureurs qui ont préféré musarder, certes à un rythme soutenu, dans la campagne hennuyère que de prendre le guidon par en dessous. On risque de s'en rendre compte à nouveau, aujour- d'hui, car la deuxième étape, Maubeuge-Poperinge, est encore plus longue, 237 km...

D'autant que Paris-Tours, pour lequel le Franco-Belge sert de tremplin idéal, est, cette année, ramené à 230 km (pour 250 autrefois) en raison de sa rétrogradation du ProTour à la classe Hors catégorie.

Pour Tyler Farrar en tout cas, 160, 180 ou 215 km, cela ne change pas grand-chose. L'Américain, comme Danilo Napolitano ou Tom Boonen qu'il a devancés hier à Mouscron, au terme d'un sprint royal, maintient le cap. Depuis un peu plus d'un mois, il engrange les succès (Hambourg, Heusden, trois étapes de l'Eneco Tour, une de la Vuelta, celle d'hier...), portant son total à dix victoires en 2009.

"Je suis toujours en forme", souriait l'Américain de Gand. "Je suis sans doute un peu moins bien qu'à la Vuelta, mais je n'aurais pas pu prendre cela comme excuse en cas de défaite. Dans un sprint, il faut toujours un peu de chance, ce fut le cas aujourd'hui. De plus, l'équipe m'a idéalement préparé le terrain dans une étape très longue. Je ne veux pas faire de prévision pour le classement général de ce Franco-Belge, qui est une course que j'aime bien. J'y ai fini 5e l'an passé. Mais la pluie ou le vent peuvent tout bouleverser. L'important, c'est de bien préparer Paris-Tours, qui est une classique qui doit me convenir à merveille."

Comme l'arrivée à Poperinge où il y a douze mois, seul Mark Renshaw l'avait devancé...



© La Dernière Heure 2009