Frank Schleck a récupéré de sa chute à l'Amstel, mais ne sait pas trop où il en est... (Andy si !)

LIÈGE Frank Schleck, hier, portait encore les stigmates, notamment aux mains et au visage, de son impressionnante chute à l'Amstel. Notre première préoccupation fut donc de prendre de ses nouvelles.

"Je vais bien, mais, très honnêtement, je ne sais pas où j'en suis, disait-il hier soir à Lanaken. J'ai vraiment dû me reposer pendant deux jours. Les deux nuits de dimanche à lundi et de lundi à mardi, on devait me reveiller toutes les deux heures. Lundi, à l'hôtel, j'avais encore la tête qui tournait. Je n'ai pas pu remonter sur le vélo avant mercredi mais pour ne rouler qu'une heure. Puis j'ai fait 3 heures jeudi et, ce vendredi, nous avons reconnu la finale en groupe à partir de Bastogne. Donc on verra."

Toutefois, Andy, lui, est affirmatif : "Frank était en grande forme avant sa chute, il ne peut l'avoir perdue en une semaine; cela fait des mois qu'il la travaillait." Le plus âgé des deux frères n'hésitera pas à se mettre au service du coureur qui aura les meilleures sensations ce dimanche.

"Et si c'est mon frère, c'est encore mieux ! J'étais déjà assez furieux contre moi-même de n'avoir pas pu être à ses côtés à l'Amstel et à la Flèche. D'un autre côté, j'ai toujours eu de très bons résultats après une chute ou un ennui de santé. Ainsi, l'année où je gagne à l'Amstel, j'étais tombé au Pays Basque et après avoir chuté en Suisse, j'ai réalisé un très bon Tour de France. Ceci dit, je ne veux pas mettre la pression sur mon frère, mais, au Pays Basque, Andy m'a dit qu'il serait bon dans les classiques..."

Les journalistes présents à cette rencontre informelle se prennent alors à rêver d'une arrivée, au coude à coude, à Ans , entre les deux frères pour la victoire dans la Doyenne. Quelle belle histoire à raconter ! Mais sprinteraient-il vraiment ? "Et comment ! assure Frank. Et si Andy voulait gagner, il faudrait qu'il me paie une très grosse somme !" "Arrête, coupe Andy, de toute façon, c'est impossible." "Pourquoi pas, au fond ?" conclut l'aîné.



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