Si le Britannique vise toujours un 5e succès sur la Grande Boucle, il a admis qu'il était plus "réaliste" pour lui de viser la Vuelta, qui se déroulera du 20 octobre au 8 novembre. Froome est en effet apparu peu en forme sur le Critérium du Dauphiné, la semaine dernière. "Mais regardez d'où je viens", explique-t-il en référence à sa chute terrible, il y a un peu plus d'un an. "J'ai maintenant la chance de me concentrer sur un objectif réaliste. En attendant, je souhaite bonne chance à l'équipe pour le mois à venir".

Geraint Thomas, lui, se concentrera sur le Giro et fait, à l'instar de Froome, contre mauvaise fortune bon coeur: "En 2017, au Giro, ma forme était excellente. Mais j'ai abandonné sur chute. J'ai toujours voulu revenir en Italie, j'aime le pays, les fans, les routes et la nourriture", explique-t-il. Cette dernière déclaration ravira ses détracteurs, qui ont parfois douté de la capacité du Gallois à maintenir son poids de forme.

Egan Bernal, lui, jouira donc du statut de leader unique sur le Tour de France. "Ce sera étrange sans Geraint et Froomey. Mais je pourrai peut-être aider Chris à la Vuelta. En tout cas, après le Tour, je n'ai aucune ambition personnelle", détaille le Colombien.

Les trois hommes font donc bonne figure, avec cette communication parfaitement maîtrisée. Reste à voir comment cela se traduira en compétition.