Encore 3e du Ronde, le Liégeois entame le dernier volet de sa campagne des classiques

MEERBEKE Dimanche, Philippe Gilbert a ajouté une place de trois à la série de succès et accessits qu’il a accumulée depuis un an dans toutes les grandes courses d’un jour. Douze mois après être déjà monté sur le podium du Tour des Flandres, le Liégeois a regravi les mêmes marches.

“Je ne pouvais pas mieux”, reconnaissait le coureur d’Omega Pharma-Lotto. “J’avais dit qu’il y avait trois grands favoris et deux d’entre eux étaient là. Le troisième, Breschel, l’aurait sans doute été aussi sans son incident (voir ci- contre). La hiérarchie a été respectée. Moi, j’étais l’un des plus forts, juste derrière eux, c’est pour ça que, dès le Haaghoek, j’ai essayé de secouer le groupe, mais, devant, ils étaient trop forts.”

Le Wallon l’a avoué, au Molenberg, qu’il avait abordé en 5e ou 6e position, il n’a pu accélérer sur le plateau succédant la montée, passer la surmultipliée pour revenir se caler dans la roue de Boonen et Cancellara.

“Ensuite, il était trop tard, avec Millar et Leukemans, on s’est bien entendu, mais on perdait du temps”, avouait encore le coureur de Remouchamps. “On a tout donné, on ne reprenait rien. Quand on a entendu à la radio que Boonen avait été lâché, j’ai pensé qu’on pourrait peut-être le reprendre, mais Millar, qui avait eu une fringale, avait été lâché. “

Gilbert a quand même tout fait pour finir troisième.

“Il n’y a que la victoire qui compte”, dit-il. “Mais le podium, c’est important, j’aurais été déçu de me classer 4 e . D’autant qu’il y a un an, on avait dit que j’avais fini 3 e grâce à la chute pendant le sprint. Cette année, ça s’est déroulé autrement. J’étais venu pour gagner, mais quand j’ai vu que ce n’était pas possible, j’ai cherché cette troisième place.”

On le sait, le vainqueur du Tour de Lombardie ne disputera pas Paris-Roubaix, la seule classique qu’il ne disputera pas ce printemps. Rentré à Monaco, il va y préparer le dernier volet de sa campagne printanière.

“Je vais d’abord me reposer deux ou trois jours”, explique Philippe. “Après, je reprendrai l’entraînement sur terrain montagneux. Je pense que ma condition est meilleure qu’il y a un an, même si, en ayant celle du Tour de Lombardie, j’aurais pu accompagner Cancellara et Boonen. Il reste entre deux et trois semaines. Je suis confiant. Je vais reprendre à la Flèche brabançonne pour retrouver le rythme, puis, je rêve de gagner une des classiques, l’Amstel, Liège…”



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