Le Liégeois a fait le point sur son avenir et sa future équipe, qu’il ne saura peut-être pas choisir avant le Tour

MAASTRICHT envoyé spécial AUX PAYS-BAS JULIEN GILLEBERT

Philippe Gilbert avait prévu une conférence de presse, hier, en début de soirée, après la première étape en ligne du Ster ZLM Tour, qu’il a bien évidemment animée dans le final en compagnie de Leukemans, Terpstra, Van Winden, Curvers, raflant, au passage, le maillot de meilleur grimpeur. Officiellement, ce rendez-vous avec la presse était pour discuter du National , qui aura lieu dans un peu plus d’une semaine, à Hooglede-Gits.

Mais d’entrée de jeu, avec son franc-parler habituel, le numéro 1 mondial a pris la parole, avant que la moindre question ne soit posée. “Je tiens à faire une mise au point concernant mon avenir, car ces derniers temps, j’ai lu de tout dans les journaux” , explique-t-il.“Il y a certes eu des choses réelles mais surtout de nombreuses foutaises, des choses impossibles. Notamment consernant le montant du contrat (NdlR: des chiffres entre 3,5 et 3,8 millions d’euros circulaient). Toutes ces fantaisies, ce n’est pas bénéfique pour moi, ni pour mon équipe actuelle.”

Concentré sur le Tour, Gilbert reconnaît qu’il est en pleine période de réflexion. “À l’exception de Lampre et d’Euskaltel, toutes les équipes m’ont contacté” , poursuit le Wallon. “Je respecte tout le monde et j’ai pris le temps d’écouter tout le monde. Il y a des projets que j’ai rapidement éliminés, qui ne m’intéressaient pas. Il y en a d’autres qui m’intéressent beaucoup. Aujourd’hui, il reste quatre, voire cinq équipes qui sont dans la course. Mais je ne vais pas les citer, car nous devons travailler dans le calme et sereinement. Je dois encore rencontrer Omega Pharma avant le championnat de Belgique, j’ai écouté la Loterie. Je voulais prendre une décision avant le Tour, mais ce sera très compliquée, car nous sommes dans une situation très complexe, avec une équipe qui se sépare. Et le temps passe très vite .”

Avant de rappeler que si l’aspect financier est important, il ne primera pas sur le sportif. “Car je veux un contrat sur la durée. Quand je suis arrivé chez Silence-Lotto, il m’a fallu un certain temps d’adaptation, de plusieurs mois, et cela ne sert à rien, dans ces conditions, de n’avoir qu’un contrat d’un an. Mais je veux aussi de bons coéquipiers autour de moi. Je suis dans les meilleures années de ma carrière et je rêve de gagner encore de grandes courses. Et cela, on n’y arrive pas sans bonne équipe derrière soi. Avoir de bons gars avec soi a plus de valeur qu’un contrat financier plus avantageux.”



© La Dernière Heure 2011