Cinquième d’une 3e étape qu’il avait pointé, le Wallon se dit satisfait de sa condition pour sa course de reprise.

Tracé pour l’essentiel dans l’immensité des plaines arabiques où seul le vent se charge de titiller les mollets du peloton, le Tour de Dubaï avait programmé pour le final de sa troisième étape une incursion dans le massif de Hajar, à plus de 400 mètres d’altitude, où les familles dubaïotes viennent goûter à un peu de fraîcheur au plus fort de l’été.

En découvrant le livre de route et un dernier kilomètre en long faux plat montant ponctué par un mur de 200 mètres proposant des passages à 17 %, Philippe Gilbert n’avait pas manqué de pointer la seule opportunité offerte aux punchers sur l’épreuve persique.

Cinquième sur les bords du barrage qui retient l’eau des oueds, le Wallon a répondu présent mais n’a pu réellement inquiéter le vainqueur Lobato sur un effort qui semble davantage destiné aux sprinters en côte (Degenkolb s’y était imposé en 2015, et Nizzolo, 2e, appartient à la même caste) qu’aux punchers. Dans un final négocié à pleins tubes, BMC n’avait pourtant pas hésité à assumer l’essentiel du tempo et à mettre Samuel Sanchez (qui fêtait ses 38 ans) à la planche.

"La journée a été assez usante car le vent a soufflé de face durant la majorité de l’étape, expliquait le Wallon. Toute l’équipe a fait un gros boulot pour tenter d’aborder la dernière rampe dans les meilleures conditions, mais nous nous sommes un peu perdus avec mon équipier Silvan Dillier qui souhaitait jouer sa carte afin de se replacer pour le classement général après avoir pris des bonifications jeudi lors de son échappée. Il termine troisième de l’étape et grimpe de la 16e à la 4e place au général. De mon côté, j’étais là aussi. Le bilan de la journée est donc satisfaisant."

S’il se dit satisfait de la condition sur laquelle il peut s’appuyer depuis sa reprise sur ce Tour de Dubaï, Philippe Gilbert nourrit toutefois une légère amertume.

"Il est dommage d’avoir abandonné cinq secondes dans une cassure sur la première étape car, même si cela n’aurait pas changé pas grand chose au général (NdlR : il est 5e à 0:21 de Nizzolo) il est toujours important pour le mental de courir juste et de ne pas avoir de regrets. Mais pour le reste, Dubaï est une excellente course pour épingler son premier dossard. Les routes sont belles et larges et le stress pas trop présent dans le peloton. On accumule un joli total de kilomètres (NdlR : 665 bornes) en quatre jours de compétition. C’est idéal pour travailler la forme que je ne qualifierais pas encore de bonne mais plutôt comme il faut à ce moment de la saison."