Le Liégeois n’a pas réédité sa perf du Tour de Belgique, sur un prologue qui lui convenait moins

ALBLASSERDAM envoyé spécial aux pays-bas julien gillebert

Devant un public très clairsemé dans les rues d’Alblasserdam, à quelques encablures de Dordrecht, Philippe Gilbert n’est pas parvenu à rééditer sa performance du prologue du Tour de Belgique, qu’il avait failli remporter. Hier, lors de celui du Ster ZLM Tour, le Liégeois a dû se contenter de la 17e place, à 18 secondes du jeune Patrick Gretsch (Allemand d’HTC-Columbia, champion du monde du chrono chez les juniors en 2004 et deux fois sur le podium chez les Espoirs, qui a conquis hier, à 24 ans, son premier succès chez les pros).

“Même si je me suis bien senti sur le vélo, j’ai vite compris que ce n’était pas pour moi” , raconte, quelques minutes après son effort, tout en pédalant sur son rouleau, Philippe Gilbert. “Il y avait trop de lignes droites, sur lesquelles j’ai toujours des difficultés, alors que le prologue du Tour de Belgique était plus court et surtout plus technique. Mon but était donc de ne pas perdre de temps par rapport aux hommes dangereux pour le classement final, ceux qui pourront passer l’étape reine de samedi.”

Quand on lui demande à qui il pense, Gilbert répond qu’il ne sait pas ! “Je n’ai pas regardé attentivement la liste des engagés, mais tout ce que je sais, c’est que le niveau sera clairement plus élevé qu’au Tour de Belgique, où de nombreux amateurs étaient présents. Ici, il y a beaucoup plus d’équipes World Tour, de coureurs qui vont participer au Tour ou qui sortent du Giro. C’est bien plus relevé. Mais au moins, avec mon moins bon résultat dans ce prologue, notre équipe ne devra pas travailler jeudi !”

Bosser, il le fera cependant certainement, car c’est son but sur l’épreuve néerlandaise. “Cette course est intéressante, car elle permet de travailler plusieurs points : le chrono, les étapes nerveuses ou les dures” , précise le Liégeois. “Mais si je peux gagner, bien sûr que je le ferai.” Avant de laisser comprendre, entre les lignes, qu’il sera très attentif aujourd’hui, entre Eindhoven et Sittard, une étape qui promet d’être piégeuse avec une météo annoncée pluvieuse. “Avec le vent ou la pluie, il peut toujours se passer des tas de choses” , prévient-il, d’un air plein de sous-entendus. Ceux qui ont suivi ses démonstrations dans les bordures du Tour de Belgique sont prévenus !



© La Dernière Heure 2011